Troisième jour de mobilisation : la « GenZ 212 » maintient la pression dans plusieurs villes
Un jeune interpellé à Casablanca au troisième jour de mobilisation du collectif GenZ 212, le 29 septembre © DR
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Ce lundi 29 septembre a marqué le troisième jour de mobilisation du collectif « GenZ 212 » dans plusieurs villes du Maroc. Les jeunes poursuivent leur mobilisation pour réclamer des réformes dans l’éducation et les services de santé publique, tout en appelant à un dialogue réel avec les autorités.
À Casablanca, le rassemblement a débuté vers 18H à Derb Ghallef, avant que les manifestants ne se déplacent vers Derb Sultan. Les participants ont exprimé leurs revendications à travers des slogans, réaffirmant leur volonté de manifester de manière pacifique et encadrée.
Malgré l’ambiance majoritairement calme, certaines manifestations ont été ponctuées par des interventions des forces de l’ordre et des arrestations. À Oujda, les manifestations ont connu des débordements, avec des incidents graves : certains manifestants ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre.
Lire aussi : Rassemblements de la « GenZ 212 » : l’intervention des forces de l’ordre détaillée par un expert
Cette nouvelle mobilisation s’inscrit dans la continuité des rassemblements du week-end dernier, qui ont rassemblé des milliers de jeunes à Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech, Agadir et d’autres villes. Le collectif « GenZ 212 », actif sur la plateforme Discord, se définit comme un espace de discussion autour de « questions comme la santé, l’éducation et la lutte contre la corruption », affirmant son « amour pour la patrie ».
Ces manifestations interviennent dans un contexte particulièrement sensible. Elles font suite au décès récent de huit femmes enceintes admises à l’hôpital Hassan II d’Agadir. À la suite de ce drame, le directeur de l’établissement et plusieurs responsables locaux ont été limogés, une enquête interne a été diligentée et des investissements ont été annoncés pour renforcer les services hospitaliers. Ces événements expliquent en partie l’ampleur et l’intensité de la mobilisation de la jeunesse marocaine.
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