Safran investit 3 MMDH dans une usine de trains d’atterrissage 

Avatar de Mouna Aghlal

Temps de lecture :

Safran lance à Nouaceur une usine stratégique de trains d’atterrissageSafran (Photo illustration) © DR

A
A
A
A
A

Le projet de réalisation à Nouaceur d’une usine de production de trains d’atterrissage du groupe Safran marque une nouvelle étape structurante dans le développement de l’industrie aéronautique nationale. La cérémonie de présentation et de lancement s’est tenue au Palais Royal de Casablanca, sous la présidence de Mohammed VI. D’emblée, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a qualifié ce projet de « nouveau jalon dans le processus de développement de l’industrie aéronautique nationale ».

Portée par Safran Landing Systems, la future usine sera implantée à Midparc, à Nouaceur, sur plus de sept hectares, avec une superficie bâtie de 26.000 m² et un investissement supérieur à 3 milliards de dirhams. « Safran Landing Systems choisit le Royaume pour l’implantation d’un des plus grands centres de production de systèmes d’atterrissage au monde », a annoncé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour.

Le site intégrera des activités à très forte valeur ajoutée : usinage de précision, procédés spéciaux, assemblage de haute technicité, essais, certification et maintenance avancée. Pour Ryad Mezzour, « fabriquer au Maroc les systèmes de trains d’atterrissage, c’est maîtriser des technologies complexes et consolider l’intégration industrielle du Royaume dans les chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique ».

Lire aussi : Le roi Mohammed VI lance à Nouaceur une usine Safran dédiée aux trains d’atterrissage

500 emplois et une montée en puissance des compétences

Karim Zidane a souligné que cette nouvelle usine « va créer 500 emplois au profit des jeunes compétences marocaines hautement qualifiées ». Il a également insisté sur l’impact stratégique du projet : « Ce jalon marque un début réussi sur la voie d’atteindre l’objectif de fabrication d’un avion 100% Made in Morocco ». Dans le même esprit, Ryad Mezzour a rappelé que « 25.000 talents reconnus à l’échelle mondiale font déjà vibrer les chaînes de production de l’aéronautique nationale » et que « demain, 500 autres jeunes talents les rejoindront ».

Lors de son allocution, Ryad Mezzour a affirmé que, sous l’impulsion royale, « l’industrie aéronautique marocaine, forte de ses talents, ne se contente plus de participer à l’aviation mondiale. Elle contribue aujourd’hui à la structurer, à la sécuriser et à l’accompagner dans sa dynamique ». Il a rappelé qu’en deux décennies, le Maroc « s’est hissé au rang de plateforme aéronautique de référence mondiale », grâce à « une dynamique sans précédent » portée par des politiques industrielles cohérentes.

« Une dynamique soutenue par des politiques industrielles bâties autour d’un écosystème où se conjuguent stabilité politique et économique, modernité des infrastructures, formation de compétences de haut niveau et audace dans la prise de décision », a-t-il précisé.

Lire aussi : Le Maroc lance le complexe Safran à Nouaceur, un tournant stratégique pour l’aéronautique nationale

Un acteur industriel intégré au cœur de l’économie mondiale

Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette trajectoire d’exception « fait aujourd’hui de notre pays non pas uniquement un site de production, mais surtout un véritable acteur industriel et technologique intégré au cœur de l’économie mondiale ». Karim Zidane a, de son côté, souligné que le Maroc « s’érige désormais en destination privilégiée pour les investissements », grâce à « ses infrastructures modernes et ses compétences capables de répondre aux exigences des industries de pointe ».

Il a ajouté que ce projet « renforcera davantage le rayonnement du Maroc en tant que destination attractive pour les investissements et comme pays d’excellence des industries de pointe ».

Ryad Mezzour a mis en perspective l’importance stratégique de cette implantation en déclarant : « De l’assemblage de moteurs aux systèmes d’atterrissage, le Maroc a franchi, en quatre mois seulement, deux caps décisifs : deux segments critiques maîtrisés, deux nouveaux jalons posés dans la consolidation de la montée en gamme de la plateforme industrielle marocaine ».

Enfin, il a souligné que l’usine de Nouaceur « préfigure l’aviation du futur, plus propre, plus résiliente, plus performante », en intégrant « les standards les plus élaborés en matière de durabilité, de digitalisation et d’efficacité énergétique ». À travers ce projet, le partenariat historique entre Safran et le Royaume se renforce, consolidant la position du Maroc comme hub aéronautique stratégique à l’échelle mondiale.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Prix carburants : l’essence grimpe de 50 centimes dès le 16 mai

Consommation - Prix carburants : l’essence augmente de quelques centimes dès le 16 mai, tandis que le gasoil reste stable.

Rédaction LeBrief - 15 mai 2026
Pêche côtière : 3,85 MMDH à fin avril 2026

Économie - La pêche côtière et artisanale affiche une hausse de sa valeur à fin avril 2026, dépassant 3,85 milliards de dirhams, malgré un recul des volumes débarqués.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Peut-on domestiquer un arbre aussi complexe que l’arganier ?

Économie - Sélection de variétés, clonage, data… la recherche transforme l’arganier. Porté par l’INRA et ses partenaires, le Maroc construit une arganiculture moderne, entre performance agricole, innovation technologique et enjeux climatiques.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Céramique : un accord pour structurer la filière marocaine

Économie - Un partenariat inédit vise à renforcer la compétitivité de la céramique marocaine, en misant sur l’innovation, la qualité et la structuration du secteur, avec l’ambition de consolider le « Made in Morocco » sur les marchés nationaux et internationaux.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Céréales : lancement du dispositif de commercialisation 2026 à Casablanca

Économie - À Casablanca, les autorités lancent le dispositif de commercialisation des céréales pour la campagne 2026. Prix de référence, primes de stockage et mesures logistiques visent à soutenir les producteurs et renforcer les stocks nationaux.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Le pétrole en hausse de 2% sur fond de tensions géopolitiques

Économie - Les prix du pétrole ont progressé d’environ 2% vendredi, portés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 15 mai 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire