Radars intelligents : ce qui change dès le 16 juin
Un radar fixé sur une route © DR
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À compter du 16 juin, les automobilistes devront s’adapter à une nouvelle génération de radars fixes. Installés par l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), ces dispositifs dits «intelligents» sont capables de surveiller simultanément les deux sens de circulation, une première dans le Royaume.
Ce changement technique s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des outils de contrôle routier, avec un objectif clair : réduire les accidents mortels, dont une grande partie est liée à l’excès de vitesse.
Jusqu’à présent, les radars fixes traditionnels ne pouvaient flasher que les véhicules circulant dans un seul sens. Cette configuration laissait ainsi des zones d’ombre, dans lesquelles certains automobilistes (bien informés) adaptaient leur conduite en conséquence, souvent au mépris des règles de sécurité. Désormais, aucun sens de circulation ne sera épargné : que l’on s’approche ou que l’on s’éloigne du radar, celui-ci pourra détecter en temps réel toute infraction, principalement les dépassements de vitesse.
Ce changement vise aussi à rétablir l’équité entre les usagers. NARSA insiste sur ce point : il s’agit de mettre fin à une situation dans laquelle des conducteurs pouvaient être sanctionnés simplement parce qu’ils roulaient dans la «mauvaise» direction par rapport à un radar. Avec cette nouvelle technologie, tous les usagers sont logés à la même enseigne, et les contrôles seront plus justes, mais aussi plus efficaces.
Et pour garantir l’efficacité du système, les radars intelligents sont dotés de caméras haute définition, de capteurs sophistiqués et d’une connectivité accrue permettant la transmission immédiate des infractions aux autorités compétentes. Ce maillage renforcé du territoire vise à dissuader les comportements à risque tout en s’appuyant sur la technologie pour automatiser les contrôles.
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Rappel des sanctions en cas d’infraction
La mise en service de ces radars intelligents s’accompagne d’un rappel important : les sanctions pour excès de vitesse ou toute autre infraction au Code de la route restent en vigueur, avec des amendes variables selon la gravité des faits constatés.
Pour un dépassement de la vitesse autorisée de moins de 20 km/h, l’amende varie selon le délai de paiement. Si le règlement intervient dans les 24 heures, elle s’élève à 150 DH. Ce montant passe à 200 DH si le paiement est effectué dans un délai de 15 jours, puis à 300 DH dans un délai de 30 jours. Dans ce cas, aucun retrait de points n’est appliqué au permis de conduire.
En cas de dépassement compris entre 20 et 30 km/h, les amendes sont plus élevées. Le paiement dans les 24 heures entraîne une amende de 300 DH, qui passe à 350 DH si effectué sous 15 jours, puis à 500 DH dans les 30 jours. Ce type d’infraction entraîne également un retrait de 2 points sur le permis.
Pour un dépassement situé entre 30 et 50 km/h, l’amende varie entre 400 et 700 DH, selon le délai de paiement. Cette infraction est sanctionnée par un retrait de 4 points du permis de conduire.
Enfin, tout dépassement supérieur à 50 km/h constitue un délit. Il est puni par une amende comprise entre 4.000 et 8.000 DH, un retrait de 6 points, ainsi qu’une suspension du permis de conduire pouvant aller de un à trois mois.
À noter que ces amendes peuvent être réglées via la plateforme électronique de NARSA, ou dans les centres autorisés. En cas de non-paiement dans les délais, des pénalités supplémentaires peuvent être appliquées.
Outre la vitesse, les radars intelligents pourront également, à terme, détecter d’autres infractions comme le non-respect des feux rouges, les dépassements dangereux, ou encore l’usage du téléphone au volant. L’objectif reste clair : améliorer la sécurité sur les routes marocaines et réduire durablement le nombre d’accidents graves ou mortels.
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Sécurité routière : vers une tolérance zéro
Avec cette initiative, le Maroc renforce sa politique de tolérance zéro face aux infractions routières. La mise en place des radars bidirectionnels s’inscrit dans le cadre du Plan national de sécurité routière 2017-2026, qui vise à réduire de moitié le nombre de décès sur les routes d’ici à 2026.
NARSA, en collaboration avec les forces de l’ordre et les collectivités locales, continue de sensibiliser les conducteurs aux dangers de la vitesse excessive, mais aussi à la nécessité de respecter l’ensemble des règles du Code de la route. Car derrière chaque infraction, c’est potentiellement une vie qui est mise en danger.
À quelques jours de l’entrée en vigueur de ces nouveaux dispositifs, les automobilistes sont donc appelés à redoubler de vigilance. Désormais, la prudence ne doit pas s’exercer dans un seul sens de circulation, mais bien dans toutes les directions. Les radars intelligents, eux, ne feront pas de distinction.
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