PLF 2023 : ce qu’il faut retenir de la note de cadrage de Aziz Akhannouch
Aziz Akhannouch, chef du gouvernement © DR
A
A
A
A
Dans sa note de cadrage du projet de loi de Finances (PLF), Aziz Akhannouch réitère la détermination du gouvernement à continuer de mener en 2023 les grandes réformes structurantes nécessaires à la consolidation des fondements de l’État social. D’autres priorités ont été identifiées. Il s’agit de la relance de l’économie nationale à travers le soutien à l’investissement, la consécration de la justice territoriale et la récupération des marges financières pour garantir la durabilité des réformes. Objectif : trouver un juste milieu entre la mise en place des priorités fixées et la réduction des contraintes budgétaires qui affectent négativement l’équilibre structurel des finances publiques.
Lire aussi : Finances publiques : l’essentiel du bulletin mensuel de la TGR
Le renforcement des bases de l’État social
L’État social est en tête des priorités du gouvernement, qui entend accélérer le rythme de la généralisation de la couverture sociale, au cours des prochains mois, pour achever ce chantier.
Dans la note de cadrage du PLF 2023, il est souligné que l’exécutif travaillera à la mise en application des dispositions contenues dans la loi-cadre sur la réforme de la santé, tel qu’approuvé en Conseil des ministres le 13 juillet dernier.
Ainsi, la loi sur la fonction sanitaire devra bientôt voir le jour. De même que le gouvernement s’engage à concrétiser les recommandations issues du dialogue social, particulièrement en ce qui concerne l’amélioration de la situation financière des cadres du secteur de la santé. Ladite note mentionne également l’enveloppe de 3 millions de DH (MDH) octroyée à ce secteur pour augmenter son effectif à l’horizon 2030.
L’exécutif entend également généraliser en 2023 les allocations familiales. «Cette mesure permettra à sept millions d’enfants issus de familles pauvres et à trois millions de foyers sans enfants d’en bénéficier. Pour y parvenir, le gouvernement accélérera la mise en œuvre du Registre national unifié (RSU)», lit-on dans le document.
Aussi, dans la note de cadrage, le chef de gouvernement mentionne la deuxième phase du chantier de la protection sociale, à savoir l’indemnité perte d’emploi et la pension de retraite pour les personnes actives.
Autre chantier qui figure dans la liste des priorités du PLF 2023 : la réforme de l’enseignement. La note de cadrage cite la mise en application du programme visant à multiplier par cinq le nombre des étudiants de licence en éducation à l’horizon 2027 avec une enveloppe de 4 milliards de DH (MMDH), dont 583 MDH seront débloqués dès la prochaine rentrée (2022-2023).
Au menu également, la poursuite de la mise en œuvre du programme « Awrach », qui vise à créer 250.000 emplois au cours des années 2022 et 2023. À cela s’ajoute la redynamisation des programmes Intelaka et Forsa, pour soutenir l’initiative entrepreneuriale, notamment dans le domaine agricole.
Lire aussi : Protection sociale : beaucoup reste à faire
La relance de l’économie nationale
Il s’agit de la deuxième priorité identifiée par Aziz Akhannouch. Le chef du gouvernement appelle à promouvoir l’économie nationale à travers le soutien de l’investissement. Pour ce faire, le gouvernement œuvrera à améliorer l’attractivité de l’économie nationale, tout en stimulant la compétitivité du tissu productif national et en renforçant la stabilité et l’équité fiscales.
Par ailleurs, la troisième priorité concerne la consécration de la régionalisation, non seulement comme un levier de développement, mais aussi comme moyen de réduire les disparités territoriales liées aux investissements ou à l’accès aux services publics, afin de garantir un partage plus équitable des richesses entre régions.
Ainsi, le gouvernement entend poursuivre les grands chantiers de réforme de l’administration, notamment en matière de bonne gouvernance, de simplification des procédures et de numérisation, de même que l’accélération des chantiers de la décentralisation administrative.
La note cadre précise également que le gouvernement poursuivra la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe, dont le budget sera progressivement relevé pour atteindre 1 milliard de DH en 2025.
Lire aussi : Conjoncture internationale : l’économie nationale s’en sort bien
Une rationalisation des dépenses
Pour ce quatrième axe, le chef du gouvernement exhorte ses ministres à une rationalisation des différentes dépenses. Outre l’optimisation de l’utilisation de l’eau, la diminution de la consommation d’électricité, la rationalisation des dépenses liées aux télécoms, Aziz Akhannouch invite tous les chefs de départements à éviter de cumuler les arriérés de paiement, surtout ceux liés à la consommation de l’eau et de l’électricité, au profit de l’ONEE. De plus, il les appelle à réduire au maximum les dépenses liées aux déplacements à l’intérieur et à l’étranger, aux réceptions et à l’hébergement, à l’organisation de congrès et de conférences. Il est également question de revoir à la baisse les dépenses liées à l’achat de voitures et à la construction et l’aménagement de sièges administratifs.
En termes d’investissements, Akhannouch veut donner la priorité aux projets en cours de réalisation, particulièrement ceux ayant fait l’objet de conventions signées devant le Roi ou ceux conclus avec des institutions internationales ou pays donateurs.
Économie - Le ministre français Nicolas Forissier a effectué une visite stratégique à Casablanca, mettant en avant les opportunités économiques liées au Mondial 2030 et renforçant les partenariats entre entreprises françaises et marocaines dans plusieurs secteurs clés.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Aux Impériales Week 2026, le panel « Marketing houwa koulchi » redéfinit le rôle du marketing. Il s’impose comme une boussole stratégique qui guide innovation, production et croissance bien au-delà de la simple communication.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - La région Casablanca-Settat accélère son programme hydrique avec 27 stations de dessalement et de traitement des eaux. Déjà en grande partie opérationnelles, ces installations visent à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Recul des prix à l’importation et progression modérée à l’exportation au quatrième trimestre 2025. L’évolution des indices reflète des dynamiques sectorielles contrastées, entre baisse de l’énergie et hausse de certains produits industriels et alimentaires.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Economie - En raison de multiples aléas climatiques, la filière des fruits rouges au Maroc, comme ailleurs, a subi un coup dur.
Mouna Aghlal - 3 avril 2026Économie - Des hausses anticipées des carburants au Maroc interrogent les pratiques des distributeurs et relancent le débat sur la régulation.
El Mehdi El Azhary - 3 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026