Emploi, pouvoir d’achat, éducation, santé et renouvellement des élites politiques : pour Nizar Berdai, fondateur du Parlement Jeunesse du Maroc, la nouvelle majorité gouvernementale devra dépasser les déclarations d’intention pour répondre concrètement aux attentes de la jeunesse.
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Résultats définitifs proclamés par le ministère de l’Intérieur. Législatives du 23 septembre 2026.
Le nouveau gouvernement sera jugé sur sa capacité à produire des améliorations concrètes pour les jeunes, au-delà des engagements politiques annoncés.
La jeunesse attend des emplois durables et rémunérateurs, un meilleur pouvoir d’achat, un accès au logement, ainsi que des services d’éducation et de santé plus équitables.
La confiance des jeunes dépendra de résultats mesurables et d’un véritable renouvellement des pratiques partisanes, avec des responsabilités réelles confiées aux nouvelles générations.
L’action gouvernementale pourra être évaluée par la qualité des emplois, l’accès au logement et aux soins, la réussite scolaire, la réduction des inégalités territoriales et la place des jeunes dans la décision publique.
La formation de la nouvelle majorité gouvernementale, composée du Parti authenticité et modernité (PAM), de l’Istiqlal, de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS), ouvre une nouvelle séquence politique au Maroc. Après les élections législatives du 23 septembre, cette coalition affiche notamment des ambitions en matière de justice sociale, de développement économique et de réduction des inégalités territoriales. Mais au-delà des engagements annoncés, une question demeure : quelles réponses concrètes seront apportées aux préoccupations des jeunes Marocains ?
Pour Nizar Berdai, fondateur du Parlement Jeunesse du Maroc, les priorités sont clairement identifiées depuis plusieurs années. L’enjeu réside désormais dans la capacité du futur gouvernement à transformer ses orientations en améliorations tangibles du quotidien. « Les jeunes Marocains n’attendent plus de déclarations d’intention. Ils attendent des résultats », souligne-t-il.
De l’emploi à l’accès au logement, en passant par la qualité des services publics et la participation aux décisions politiques, il estime que la réussite de cette majorité devra être évaluée à l’aune de ses réalisations, mais aussi de sa capacité à renouveler les pratiques politiques.
Quelles sont les priorités de la jeunesse pour le prochain gouvernement ?
Pour Nizar Berdai, trois chantiers doivent concentrer l’action du nouvel exécutif : l’emploi et le pouvoir d’achat, l’éducation et la santé, ainsi que la justice territoriale. Des préoccupations récurrentes dans le débat public, mais qui nécessitent, selon lui, des réponses dépassant les dispositifs annoncés et les objectifs affichés.
Sur le plan économique, la création d’emplois constitue une priorité centrale. Le fondateur du Parlement Jeunesse du Maroc insiste sur la nécessité de favoriser une croissance capable de générer des postes durables, qualifiés et correctement rémunérés. L’accès au logement et le coût de la vie doivent également faire partie des préoccupations gouvernementales.
L’objectif est de permettre aux jeunes actifs de gagner en autonomie financière et de construire leur avenir au Maroc. Pour l’intervenant, les politiques d’insertion professionnelle et d’accompagnement à l’entrepreneuriat ne peuvent suffire si elles ne s’accompagnent pas de perspectives économiques réelles.
L’éducation et la santé constituent le deuxième chantier. Nizar Berdai considère que l’égalité des chances demeure difficile à garantir lorsque la qualité de l’enseignement et l’accès aux soins varient selon les ressources des familles ou leur lieu de résidence. Les réformes engagées dans ces secteurs devront donc se traduire par une amélioration mesurable des prestations proposées aux citoyens.
Enfin, la justice territoriale représente un enjeu transversal. Les possibilités de formation, d’emploi et d’accès aux infrastructures ne devraient pas dépendre de la région d’origine. « Les perspectives offertes à un jeune ne devraient pas être déterminées par le territoire dans lequel il est né », affirme-t-il.
Ces priorités sont, à ses yeux, indissociables : le développement économique suppose un capital humain qualifié, tandis que la justice sociale exige un accès plus équitable aux services publics et aux opportunités professionnelles.
La nouvelle majorité peut-elle rétablir la confiance des jeunes ?
Au-delà des politiques publiques, le renouvellement de la classe politique constitue un autre enjeu. Pour Nizar Berdai, la constitution d’une nouvelle coalition ne suffira pas, à elle seule, à restaurer la confiance des jeunes envers les institutions et les partis.
Il pointe notamment le manque de renouvellement générationnel au sein des formations politiques. Selon lui, la présence récurrente de responsables déjà installés et la difficulté d’accéder aux postes de décision peuvent limiter l’engagement des nouvelles générations.
Cette situation pose la question de la place effectivement accordée aux jeunes dans les structures partisanes. Il ne s’agit pas seulement de renouveler les visages, mais de leur permettre d’exercer de véritables responsabilités, de contribuer aux orientations politiques et de faire émerger de nouvelles méthodes de travail.
« Les jeunes ne doivent pas être sollicités uniquement à l’approche des élections pour remplir les salles, animer les campagnes ou servir de caution générationnelle », insiste-t-il.
Le rétablissement de la confiance repose ainsi sur deux exigences : des résultats concrets dans l’action gouvernementale et une évolution du fonctionnement interne des partis. Pour Nizar Berdai, une coalition qui prétend incarner le changement doit également démontrer sa capacité à faire évoluer ses propres pratiques.
Les jeunes participent-ils réellement aux décisions politiques ?
La question de la représentation ne se limite toutefois pas à l’âge des responsables politiques. En tant que fondateur du Parlement Jeunesse du Maroc, Nizar Berdai distingue la participation des jeunes de leur capacité à influencer réellement les décisions.
Il reconnaît l’existence d’initiatives, d’espaces de dialogue et de mécanismes de consultation. Mais leur portée reste à évaluer lorsque les contributions recueillies ne débouchent pas sur une évolution identifiable des politiques publiques.
Selon lui, les jeunes sont encore trop souvent cantonnés à un rôle consultatif. Ils peuvent être invités à exprimer leurs attentes sans nécessairement disposer des moyens de peser sur les choix qui engagent leur avenir.
« La jeunesse ne doit pas être considérée comme un simple public auquel s’adressent les politiques publiques, mais comme un acteur à part entière de leur élaboration », explique-t-il.
Pour faire évoluer cette situation, il appelle à renforcer les liens entre les organisations de jeunesse, les institutions représentatives et les pouvoirs publics. L’ouverture des responsabilités politiques aux nouvelles générations constitue également un levier essentiel.
La présence de jeunes dans les assemblées ou les instances partisanes ne garantit cependant pas, à elle seule, leur influence. L’enjeu porte aussi sur leur autonomie, leurs responsabilités et leur capacité à contribuer aux orientations politiques.
Dans cette perspective, la nouvelle majorité sera attendue non seulement sur les mesures qu’elle adoptera en faveur de la jeunesse, mais également sur les mécanismes qu’elle mettra en place pour l’associer aux décisions.
Quels indicateurs permettront de juger l’action du gouvernement ?
Pour évaluer les résultats du futur exécutif, Nizar Berdai plaide pour des critères précis et vérifiables. Le premier concerne l’évolution des conditions de vie, notamment celles des jeunes.
Sur le plan économique, il estime que le suivi du chômage doit être complété par une analyse de la qualité des emplois créés, des rémunérations, du pouvoir d’achat et de l’accès au logement. Une baisse du chômage ne constituerait pas, à elle seule, une preuve suffisante de progrès si elle ne s’accompagnait pas d’une amélioration réelle de la situation professionnelle.
Dans l’éducation, l’évaluation devrait porter sur les acquis scolaires, le décrochage, l’insertion des diplômés et la réduction des écarts entre les territoires et les catégories sociales. Pour la santé, l’accès aux soins, la disponibilité des professionnels, les délais de prise en charge et la qualité des prestations figurent parmi les critères à surveiller.
Le renouvellement du personnel politique et la place accordée aux jeunes dans les responsabilités publiques doivent également être pris en compte. Nizar Berdai insiste par ailleurs sur la nécessité de renforcer la transparence, avec des objectifs clairement définis, des échéances publiques et des bilans réguliers.
L’enjeu est de pouvoir comparer les engagements initiaux aux résultats effectivement obtenus, plutôt que de s’en tenir au nombre de réformes annoncées.
Au terme de cette analyse, le message adressé à la nouvelle majorité est que les attentes de la jeunesse dépassent les déclarations politiques et appellent des changements perceptibles dans la vie quotidienne. Pour Nizar Berdai, la crédibilité du prochain gouvernement dépendra de sa capacité à agir sur l’emploi, les services publics, les inégalités territoriales et le renouvellement démocratique.
Comme il le résume : « La réussite d’un gouvernement ne se mesure pas à ce qu’il promet, mais à ce qu’il change réellement dans la vie des citoyens. »
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