Nouveau code électoral : ce qu’il faut retenir des concertations
Le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, lors d'une réunion avec les dirigeants des partis politiques © MAP
A
A
A
A
Depuis le samedi 2 août 2025, le Maroc a entamé un virage dans sa vie politique. Cette étape s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre immédiate des orientations royales énoncées dans le discours du Trône du 29 juillet dernier. Dans ce contexte, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a réuni les chefs des partis politiques les plus représentatifs afin de lancer officiellement les concertations en vue de l’élaboration du prochain code électoral. Il a invité ces partis à lui soumettre leurs propositions d’ici à la fin du mois d’août.
Cette initiative royale vient à point nommé. Le code électoral a longtemps fait l’objet de polémiques. Les Marocains se sont toujours interrogés sur la manière dont il est élaboré et par qui. Les observateurs espèrent que le nouveau code électoral, issu des concertations, permettra de trouver un consensus sur certaines divergences. Même s’il faut le dire, le délai semble court !
Un dialogue ouvert pour un consensus électoral
Selon le politologue Driss Aissaoui, ces rencontres visent à recueillir les avis, conditions et propositions des acteurs politiques sur des questions cruciales : découpage électoral, âge du vote, représentation des jeunes et des femmes, quotas ou ouverture totale des listes. L’objectif est de bâtir un consensus autour d’un texte reflétant la diversité des visions et répondant aux exigences de transparence et d’efficacité. Elles offrent également aux partis politiques l’occasion de se remettre en question au vu des nombreux scandales ayant émaillé cette législature. Toutefois, il faut noter que certains partis tentent tant bien que mal de se mettre au niveau en mobilisant leurs ressources humaines — universitaires, experts, spécialistes. Parfois même, ils font appel à des cabinets de conseil spécialisés pour affiner leurs propositions. Leur préparation est à la fois idéologique et technique, afin de dialoguer efficacement avec le ministère.
Lire aussi :Tournant ?
Au-delà des aspects techniques, cette démarche vise à instaurer un climat de confiance entre le ministère de l’Intérieur et les partis. En plaçant ces derniers au cœur de la réflexion, le gouvernement espère réduire les tensions qui ont souvent accompagné les débats sur la loi électorale et encourager une participation plus active des citoyens, en particulier des jeunes, souvent désengagés de la vie politique.
Jeunesse, crédibilité et réformes à long terme
Le politologue explique que ces consultations s’attaquent également à plusieurs défis structurels. Le premier concerne la participation des jeunes. Depuis plusieurs années, une désaffection croissante vis-à-vis de la chose publique se manifeste, alimentée par l’absence de programmes clairs et par la perception d’une faible efficacité des élus. Les discussions en cours visent donc à intégrer davantage les jeunes dans la représentation nationale, que ce soit par des quotas, une ouverture des listes ou une refonte du découpage électoral.
Le second défi est la crédibilité du scrutin. La transparence des procédures, la lutte contre l’influence de l’argent et la qualité des candidats constituent autant d’enjeux que le ministère et les partis souhaitent encadrer par un texte clair et consensuel. L’objectif est d’éviter la répétition des critiques récurrentes sur le manque de compétence ou d’engagement de certains élus.
Enfin, ces élections s’inscrivent dans une perspective de réforme plus large. L’année 2026 marquera la fin du mandat de l’actuel gouvernement et ouvrira la voie à une nouvelle étape du développement politique du Royaume, en lien avec les ambitions du modèle de développement 2030-2035. La réussite de cette échéance dépendra de la capacité des acteurs politiques à parler un langage de vérité aux citoyens et à faire émerger une nouvelle génération de responsables capables de répondre aux attentes réelles du pays, souligne Driss Aissaoui.
Cette démarche inédite vise à anticiper les défis électoraux, à garantir la transparence du processus et à renforcer la démocratie. Les contributions recueillies seront synthétisées par le ministre de l’Intérieur dans un document transmis au Souverain, avant d’être soumises au débat public. L’objectif est de parvenir à un code électoral consensuel au niveau national, qui fixera les règles encadrant les prochaines joutes électorales.
Le roi Mohammed VI présidera, vendredi 9 octobre 2026, l’ouverture de la première session de la première année législative de la 12e Législature, au siège du Parlement à Rabat.
Rédaction LeBrief - 8 octobre 2026L’ANME a annoncé la tenue de son assemblée générale ordinaire le 27 octobre 2026, à l’issue d’une réunion de son bureau exécutif organisée mercredi 7 octobre.
Rédaction LeBrief - 8 octobre 2026Le PPS confie à son bureau politique la gestion des consultations pour former le gouvernement, sous conditions politiques et programmatiques claires.
Rédaction LeBrief - 7 octobre 2026L’USFP valide une participation au prochain gouvernement, sous réserve de l’approbation de son Conseil national prévu samedi 10 octobre à Rabat.
Mouna Aghlal - 7 octobre 2026Le Comité central du PPS mandate son bureau politique pour poursuivre les consultations gouvernementales, sous conditions politiques et programmatiques clairement définies.
Wissal Bendardka - 6 octobre 2026La nouvelle cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri dispose de 14 jours pour ajuster le PLF 2027 avant son dépôt au Parlement, fixé au 20 octobre.
Wissal Bendardka - 6 octobre 2026Politique - Le gouvernement fait le point sur la réforme de l'enseignement supérieur et son impact sur la recherche scientifique.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le prince héritier Moulay El Hassan est nommé coordinateur des bureaux et services de l’État-Major Général des FAR par le roi Mohammed VI.
Ilyasse Rhamir - 2 mai 2026Politique - Le Conseil de gouvernement approuve des décrets sur la pêche continentale et les OPCVM pour une meilleure organisation sectorielle.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le CCG réaffirme son appui à la marocanité du Sahara lors de la 8e réunion ministérielle conjointe.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique – Comment la télémédecine transforme l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou enclavées ?
Sabrina El Faiz - 12 mars 2026Élections législatives 2026 : suivez en direct le vote, la participation, les principaux faits de la journée et l’annonce des résultats.
Ilyasse Rhamir - 23 septembre 2026