Notes souveraines du Maroc : Moody’s et S&P maintiennent le statu quo
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Moody’s a maintenu la note Ba1 du Maroc pour sa dette souveraine et ses émissions à long terme, avec des perspectives stables. Prise vendredi, cette décision repose sur les atouts institutionnels du pays et sa solide position extérieure, malgré des défis socio-économiques et des revenus relativement faibles qui compliquent les efforts de réduction de la dette publique.
Moody’s met en avant les difficultés pour le gouvernement de répondre aux fortes attentes sociales tout en investissant dans des projets prioritaires, ce qui ralentit la baisse de l’endettement. Néanmoins, les réformes économiques et sociales en cours devraient renforcer la résilience de l’économie marocaine face aux chocs externes, en particulier climatiques, tout en maintenant la stabilité de la dette.
Lire aussi : Standard & Poor’s maintient la note de la dette souveraine du Maroc à BB+/B
Même son de cloche du côté de l’agence S&P Global Ratings. Aucune modification pour l’instant après réexamen de la situation du Maroc. L’agence de notation a estimé que les éléments clés de l’évaluation demeurent inchangés. Et ce n’est pas de sitôt que le Royaume récupérera son statut d’Investment grade qu’il a perdu en 2021.
C’est une véritable douche froide pour l’argentière du Royaume et ses équipes qui travaillent depuis deux ans pour l’amélioration de la notation du pays. Cette évaluation est cruciale pour les investisseurs internationaux, car elle influence directement les conditions de financement de la dette nationale et constitue un argument stratégique lors des discussions.
Début 2024, S&P a déclaré que le fait que le Maroc passe de perspective « stable » à « positive » reflétait la confiance dans la capacité du pays à capitaliser sur ses récentes avancées en matière de réformes socio-économiques et budgétaires, ouvrant ainsi la voie à une croissance plus dynamique et inclusive, ainsi qu’à une réduction des déficits budgétaires. Ceci étant, deux trimestres plus tard, la note souveraine demeure inchangée.
Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
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