Nizar Baraka annonce une hausse significative des apports hydriques
Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau © DR
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Les précipitations enregistrées depuis le début de la saison hydrologique ont profondément amélioré la situation des ressources en eau au Maroc. Entre septembre et le 20 janvier, les apports hydriques cumulés ont atteint plus de 4 milliards de mètres cubes, dont l’essentiel a été enregistré au cours des quarante derniers jours, selon les données communiquées par le ministère de l’Équipement et de l’Eau.
Cette dynamique est portée par des pluies abondantes, totalisant plus de 121 mm depuis septembre, soit une progression de plus de 110% par rapport à la même période l’an dernier. Ces niveaux dépassent également la moyenne observée sur les trois dernières décennies, traduisant un net redressement après plusieurs années de stress hydrique.
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Des barrages en nette amélioration
Grâce à ces apports, le taux global de remplissage des barrages est passé de 28% à près de 48%. Plusieurs bassins affichent des hausses spectaculaires, notamment le Sebou, l’Oum Er-Rbia ou encore le Bouregreg-Chaouia, où certains barrages ont dépassé leur capacité maximale, nécessitant des lâchers d’eau.
Le bassin de Souss-Massa a, pour sa part, gagné l’équivalent de plusieurs années d’approvisionnement en eau potable, tandis que Loukkos et Tensift retrouvent des niveaux proches de ceux observés lors des années hydrologiques favorables. À l’échelle nationale, ces évolutions permettent de sécuriser en moyenne une année supplémentaire d’eau potable, avec des disparités selon les régions.
Parallèlement, les autorités poursuivent les investissements dans les barrages, le dessalement de l’eau de mer, l’interconnexion des bassins et la mobilisation des eaux non conventionnelles, afin de renforcer durablement la résilience hydrique du Royaume.
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