Maroc : la croissance devrait atteindre 4,7% au quatrième trimestre 2026

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Maroc : la croissance devrait atteindre 4,7% au quatrième trimestre 2026Image d'illustration © DR

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L’économie marocaine devrait poursuivre sa progression au second semestre 2026, malgré les répercussions du choc énergétique lié à la guerre en Iran. Selon la note de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan (HCP), la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre 4,1% au troisième trimestre, puis 4,7% au quatrième trimestre, après 4% au deuxième trimestre. L’agriculture, les services et la demande intérieure devraient continuer de soutenir cette dynamique.

Le déclenchement de la guerre en Iran à la fin février 2026 a provoqué une hausse des cours internationaux des matières premières énergétiques, atteignant des niveaux comparables à ceux de 2022. Au Maroc, ce choc s’est principalement traduit par un renchérissement des intrants énergétiques et minéraux.

Les activités secondaires ont enregistré un recul de 3,9% au deuxième trimestre. En revanche, les activités primaires ont progressé de 20,9%, tandis que les services ont augmenté de 4%, permettant à l’économie nationale de maintenir une croissance globale de 4%, contre 4,6% au premier trimestre.

La demande intérieure a également contribué à soutenir l’activité. La consommation des ménages a progressé de 4,1%, portée par l’amélioration de l’emploi salarié et le recours accru au crédit. En revanche, la formation brute de capital a ralenti, passant d’une hausse de 10,8% au premier trimestre à 6,8% au deuxième, notamment en raison de la hausse des coûts de production et du ralentissement de la demande de logements.

L’agriculture et les services comme moteurs de croissance

Au troisième trimestre, la croissance économique aurait atteint 4,1% en glissement annuel. L’agriculture aurait enregistré une progression de 19,9%, tandis que les services auraient augmenté de 3,9%, soutenus notamment par l’hébergement, la restauration et les services financiers.

Les activités secondaires auraient poursuivi leur repli, mais à un rythme moins prononcé, avec une contraction de 1,9%. Les industries alimentaires, l’automobile et la fabrication de matériel électrique auraient mieux résisté que le textile, la chimie, le caoutchouc et l’électronique.

Lire aussi : HCP : les prix à la production industrielle progressent de 0,4% en août

Les exportations auraient progressé de 6,2%, contre 7,6% au trimestre précédent. Le ralentissement des importations aurait contribué à réduire la contribution négative des échanges extérieurs à la croissance.

Parallèlement, la consommation des ménages aurait augmenté de 4,1%, dans un contexte de léger recul de l’inflation. La formation brute de capital aurait progressé de 6,2%, soutenue notamment par le maintien des projets d’infrastructure.

Des conditions monétaires favorables

Les conditions de financement seraient restées favorables au troisième trimestre. Les créances sur l’économie auraient progressé de 11,1% en glissement annuel, tandis que la masse monétaire aurait augmenté de 11,9%.

Face à l’accentuation du déficit de liquidité bancaire, Bank Al Maghrib aurait maintenu son taux directeur à 2,25% pour le sixième trimestre consécutif. Sur le marché des changes, le dirham se serait déprécié de 2,2% face à l’euro et de 3,8% face au dollar.

À la Bourse de Casablanca, le MASI aurait reculé de 6,8% en glissement annuel au troisième trimestre, malgré une progression de 4% de la capitalisation boursière. Pour le quatrième trimestre 2026, le HCP prévoit une croissance de 4,7%, sous l’hypothèse d’une relative stabilité des prix énergétiques. L’agriculture et les services resteraient les principaux moteurs de l’activité, tandis que la reprise des industries extractives contribuerait à cette amélioration.

La consommation des ménages devrait progresser de 4,3%, contre une hausse attendue de 6,8% pour l’investissement, soutenu par les grands projets d’infrastructure. Toutefois, une aggravation des tensions au Moyen-Orient pourrait accentuer les pressions inflationnistes et freiner la croissance. À l’inverse, une baisse des prix du pétrole et une amélioration des approvisionnements énergétiques pourraient porter la progression du PIB à environ 5,3% au quatrième trimestre.

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