Maroc-Brésil : un forum économique pour un partenariat stratégique d’avenir
Les drapeaux du Maroc et du Brésil © DR
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À Marrakech, le Maroc et le Brésil ont réaffirmé leur volonté de bâtir un partenariat économique stratégique, fondé sur la complémentarité, la confiance et une vision commune du développement Sud-Sud. Le Forum LIDE Brésil-Maroc, organisé par le Groupe des Leaders d’Entreprise (LIDE), a rassemblé plus d’une centaine de chefs d’entreprise, diplomates et responsables institutionnels venus des deux pays pour explorer de nouvelles perspectives d’affaires.
L’ouverture de cette rencontre de haut niveau a été marquée par la présence de l’ancien président brésilien Michel Temer, qui a salué «l’intérêt croissant» de son pays pour un rapprochement avec le Maroc. «Le Forum est la preuve la plus éloquente de la volonté partagée d’aller de l’avant dans un partenariat mutuellement bénéfique», a déclaré Temer, insistant sur la pertinence des échanges et la qualité des propositions qui émergeront de cette rencontre.
Pour l’ambassadeur du Brésil au Maroc, Alexandre Parola, cette dynamique repose sur des valeurs communes et des intérêts convergents. Il a évoqué le potentiel de coopération dans des domaines porteurs comme la sécurité alimentaire, l’énergie propre, la logistique ou encore l’innovation technologique. «Ce forum est une plateforme concrète pour articuler des solutions communes», a-t-il souligné.
Même tonalité du côté de João Doria, fondateur de LIDE et ancien gouverneur de São Paulo, qui voit dans cette initiative un levier pour donner «un nouvel élan» à la coopération bilatérale. L’agroalimentaire, le tourisme, les énergies renouvelables, l’aéronautique ou encore les infrastructures figurent parmi les secteurs les plus prometteurs identifiés au cours de cette rencontre.
Un partenariat à fort potentiel
L’événement a également été l’occasion pour les responsables marocains de mettre en avant la solidité des fondamentaux économiques du Royaume. Le ministre délégué chargé de l’Investissement, Karim Zidane, a souligné que les échanges commerciaux entre les deux pays ont triplé en vingt ans, atteignant plus de 2,5 milliards de dollars en 2023. Mais il a également pointé un «niveau d’investissement croisé encore en deçà des potentialités réelles», appelant à «franchir un nouveau palier» dans la coopération économique.
Zidane a mis en avant l’attractivité du Maroc, devenu un hub régional grâce à ses infrastructures modernes, sa stabilité politique et son accès privilégié à un marché de plus de 2,5 milliards de consommateurs via ses accords de libre-échange. «Le Maroc est une passerelle naturelle entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques», a-t-il affirmé.
De son côté, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a renchéri en estimant que le Maroc et le Brésil sont appelés à devenir les pivots d’un «corridor stratégique entre l’Amérique latine et l’Afrique». À ses yeux, la coopération Sud-Sud ne doit plus être une idée, mais une force concrète au service du développement. «Ce forum est un moment fondateur. À la CGEM, nous nous engageons à traduire les discussions d’aujourd’hui en résultats durables», a-t-il assuré.
Maroc-Brésil : un nouveau cap pour la coopération sécuritaire
Des réformes et des ambitions partagées
Pour Mohamed Aujjar, président de LIDE Maroc, le forum illustre parfaitement les synergies possibles entre les deux pays. Il a mis en avant les réformes structurelles mises en œuvre au Maroc sous l’impulsion du roi Mohammed VI, qui ont permis au Royaume de devenir une destination attractive pour les investissements étrangers. «Cette rencontre est une opportunité unique pour les opérateurs économiques de bâtir des partenariats solides et durables», a-t-il souligné.
À travers les différents panels abordant l’agro-industrie, la transition énergétique, le commerce, le tourisme, les services ou encore la technologie, le Forum LIDE Brésil-Maroc a tracé les contours d’une coopération élargie, ambitieuse et tournée vers l’action.
Ce rapprochement économique s’inscrit dans un contexte mondial où les alliances Sud-Sud prennent une importance stratégique croissante. Entre le Maroc, acteur central du continent africain, et le Brésil, puissance émergente d’Amérique latine, les convergences sont nombreuses, tant sur le plan économique que géopolitique. Le forum de Marrakech pourrait bien marquer le début d’un nouveau chapitre dans cette relation bilatérale en pleine évolution.
Un an après leur lancement, les principaux chantiers ferroviaires du Grand Casablanca avancent avec 20 milliards de dirhams d’investissement.
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