Made in Morocco, Made in Al Haouz : de l’informel au digital
Ryad Mezzour, ministre de l'Industrie et du Commerce lors de son discours de lancement de la Journée d’étude sur le commerce intérieur, à Maamora (Rabat-Salé), le 29 septembre 2025, sous le thème « Tous ensemble pour un commerce Maroc 2030 » © Ayoub Jouadi / LeBrief
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« Le Maroc est celui de la Coupe du Monde, du CHAN, des femmes et de l’industrie » C’est par ces mots que Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce a débuté son discours lors du lancement de la Journée d’étude sur le commerce intérieur, à Maamora (Rabat-Salé), le 29 septembre 2025, sous le thème « Tous ensemble pour un commerce Maroc 2030 ».
Le ministre de tutelle n’accepterait pas le mot défaillant lorsqu’il s’agit de parler de la stratégie du commerce interne. Et pour cause, sur la période 2020-2025, la précédente feuille de route a déjà donné ses preuves. Celle-ci repose sur les recommandations issues du Forum marocain du commerce tenu en avril 2019.
A commencer par le secteur informel, que le Maroc a impliqué dans le tissu industriel avec, notamment avec la généralisation de l’assurance commerciale. Dans le cadre de la généralisation de la couverture sociale, le système de l’assurance obligatoire pour les commerçants a été mis en œuvre à travers le régime de la contribution professionnelle unifiée (CPU). Un système qui permet à des centaines de milliers de commerçants de bénéficier d’une couverture sociale adaptée.
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L’accord-cadre (2020) entre le ministère, l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) vise 20.000 bénéficiaires d’ici 2024. Le programme a été prolongé jusqu’à 2028, avec une nouvelle phase adoptée en partenariat avec l’Union européenne.
Par ailleurs, le ministère de l’Industrie et du Commerce a lancé, en partenariat avec l’Office du Haut-commissariat au plan et l’Université Mohammed V de Rabat, le projet de la carte du commerçant. Celle-ci permet d’identifier et de recenser les commerçants et d’accélérer leur intégration dans les programmes dédiés de formation et d’appui. Plus de 150.000 cartes ont, de ce fait, été distribuées.
Le ministère travaille aussi à la mise en place d’un réseau de centres régionaux du commerce électronique et de logistique, de studios pour la photographie, de zones de formation et d’un portail national pour accompagner les commerçants locaux, les grossistes et les marchés.
Le ministère œuvre, en partenariat avec Bank Al-Maghrib et les établissements de crédit, à développer les paiements digitaux et l’inclusion financière par des produits financiers adaptés aux petits commerçants. Cela permet notamment de moderniser les circuits de distribution, mettre en place de nouveaux services financiers et logistiques pour les commerçants, développer des plateformes digitales, (déjà, 5.000 commerçants ont été inclus dans ces plateformes), améliorer la compétitivité… soit l’adoption d’un modèle logistique basé sur 5.000 points de livraison par jour.
Du Made in Morocco, au Made in Al Haouz
C’est bien connu, l’offre locale demeure la plus intéressante pour le consommateur final marocain Moins de taxes, moins de transport, plus de qualité. La feuille de route prévoit d’accroître la part du produit local dans les industries nationales, en mettant en place des mécanismes de financement pour encourager le produit local.
Conjoncture : l’économie mondiale et marocaine face aux incertitudes
Sur les marchés traditionnels et modernes (Tlat Bouguedra, Bouaoud, Souk Tnine Ourika), des campagnes de sensibilisation à la consommation du produit local « Made in Morocco », sont mises en place. Lors de ces campagnes, l’accent est mis sur le développement des paiements électroniques, du suivi financier…
Le Made in Morocco a toujours permis d’aider de nombreux foyers, d’autant plus suite au séisme d’Al Haouz. Ce type de mesures permet de relancer le commerce dans les zones sinistrées, d’adopter des mesures de soutien pour les commerçants, de réhabiliter et de rouvrir des magasins commerciaux…
Le nombre de bénéficiaires s’élève à 2.910. Un appui a été apporté à 1.610 commerçants.Économie - Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri ont été élus à la tête de la CGEM pour le mandat 2026-2029 lors de l’AGE tenue à Casablanca.
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