L’or franchit un seuil inédit à 5.000 dollars dans un climat d’incertitude mondiale
L'or © DR
A
A
A
A
Le cours de l’or a dépassé lundi un cap historique en s’installant durablement au-dessus des 5.000 dollars l’once, une première absolue. Le métal précieux bénéficie pleinement de son statut de valeur refuge, alors que les marchés sont secoués par les incertitudes géopolitiques, commerciales et monétaires liées au retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Soutenu par l’affaiblissement du billet vert, le métal jaune enchaîne les records depuis deux ans. En janvier 2024, l’once d’or valait encore un peu plus de 2.000 dollars. Lundi, vers 03H30 GMT, son prix progressait de 1,85% à 5.080 dollars, après avoir culminé à 5.093,05 dollars peu après 02H00 GMT.
Géopolitique sous tension et nervosité des investisseurs
La récente accélération des cours s’inscrit dans un contexte international tendu. Les déclarations de Donald Trump sur le Groenland, assorties de menaces de sanctions commerciales contre les alliés européens, ont ravivé les inquiétudes. Même l’accalmie observée au Forum économique mondial de Davos, où le président américain a tempéré ses annonces sur de nouveaux droits de douane, n’a pas freiné la dynamique haussière.
Parallèlement, les marchés restent attentifs aux évolutions des conflits en Ukraine, à Gaza et aux tensions avec l’Iran, autant de facteurs qui alimentent la demande pour les actifs refuges. Les volte-face répétées de l’exécutif américain entretiennent un climat d’incertitude aux États-Unis, poussant les investisseurs à se détourner du dollar et des obligations d’État, pourtant traditionnellement perçus comme des refuges. « Les investisseurs hésitent à se séparer de l’or, au cas où Donald Trump lancerait une nouvelle initiative controversée », résume Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.
Lire aussi : Prix de l’or : une hausse qui interpelle
Tensions systémiques et défiance envers la Fed
Pour Kyle Rodda, analyste chez Capital.com, « les métaux précieux s’imposent comme un refuge naturel face aux tensions systémiques qui pèsent sur l’économie mondiale et l’ordre politique ». Il souligne le rôle combiné d’une politique monétaire expansionniste, du développement accéléré de l’intelligence artificielle, de la remilitarisation des États et des attaques répétées de l’administration américaine contre la Réserve fédérale.
Les pressions exercées par Donald Trump sur la Fed et son président Jerome Powell, afin d’obtenir une baisse plus marquée des taux, renforcent les craintes d’une banque centrale sous influence politique. Stephen Innes, de SPI Asset Management, note que cette défiance est accentuée par la procédure ouverte par le ministère de la Justice à l’encontre de M. Powell, que ce dernier a qualifiée de tentative d’intimidation.
L’argent s’envole à son tour
Au-delà de l’or, l’ensemble des métaux précieux profite de cet engouement. Selon Neil Wilson, de Saxo Markets, un facteur structurel domine : la dépréciation des devises et l’endettement croissant des États, qui alimentent une « soif d’actifs tangibles » chez les investisseurs soucieux de préserver leur patrimoine.
Dans ce sillage, l’argent connaît une flambée spectaculaire. Plus que doublé depuis octobre 2025, il a franchi pour la première fois le seuil des 100 dollars l’once vendredi. Lundi, il a atteint un nouveau record à 109,45 dollars avant de s’établir autour de 108,89 dollars, en hausse de plus de 5%.
Porté à la fois par la demande industrielle, notamment dans le solaire et l’électronique, et par une dynamique spéculative marquée, l’argent bénéficie d’un effet de « peur de manquer le coche » (FOMO). À cela s’ajoutent des rumeurs persistantes de tensions sur l’approvisionnement, observe David Morrison, analyste chez Trade Nation, qui contribuent à l’emballement des cours.
Économie - Les ventes de ciment rebondissent en mars 2026 après un début d’année difficile marqué par les intempéries et le Ramadan. Malgré cette reprise, le premier trimestre reste en recul, contrastant avec la bonne dynamique du secteur du BTP en 2025.
Ilyasse Rhamir - 29 avril 2026Économie - Plus de 1,13 million de visiteurs, 76 pays et près de 1.600 exposants réunis à Meknès. Le SIAM 2026 confirme son statut de vitrine agricole majeure, axée sur durabilité, innovation et souveraineté alimentaire du Royaume.
Ilyasse Rhamir - 29 avril 2026Économie - 150 millions de dirhams sont mobilisés pour anticiper les incendies de forêt en 2026, dans un contexte de végétation abondante et de risques accrus. Le dispositif mise sur la prévention, la coordination et la vigilance citoyenne.
Ilyasse Rhamir - 28 avril 2026Economie - Othmane Kettani a été officiellement installé à la tête de l’INSEA à Rabat, sous la présidence de Chakib Benmoussa.
Mouna Aghlal - 28 avril 2026Economie - De la serre au marché, la tomate marocaine subit une saison sous haute tension.
Mouna Aghlal - 28 avril 2026Économie - S&P Global Ratings classe le Maroc parmi les économies africaines les moins exposées à la crise du Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 28 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026