L’impact du gazoduc Maroc-Nigeria sur le secteur de l’énergie en Afrique
Gazoduc © DR
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Le Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a salué vendredi à Addis-Abeba l’impact « énorme » du gazoduc Maroc-Nigeria sur le secteur énergétique africain, en particulier pour les pays qu’il traverse.
Prenant la parole lors de la 57ᵉ session de la CEA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique, Gatete a souligné que ce projet structurant contribue à renforcer l’intégration régionale et à améliorer la sécurité énergétique sur le continent.
Énergies renouvelables, agriculture…
Il a également mis en lumière les efforts du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables, citant notamment le projet de câble électrique sous-marin qui doit relier le Royaume au Royaume-Uni. « C’est un grand projet pour l’énergie propre », a-t-il affirmé avec enthousiasme.
Sur le plan agricole, le Maroc peut également jouer un rôle stratégique pour le reste du continent, a ajouté Claver Gatete, en mettant en avant le potentiel du pays dans la production de phosphate, indispensable à la fabrication de fertilisants. Il a rappelé que de nombreux pays africains souffrent d’un manque d’intrants agricoles.
Le secrétaire exécutif de la CEA a également évoqué le développement de la filière automobile au Maroc, plaidant pour une coopération continentale autour de la production de véhicules électriques, dans une logique de co-développement et de partenariat industriel panafricain.
Par ailleurs, le Maroc a été élu mercredi à l’unanimité à la présidence de la 57ᵉ session de la CEA, renforçant ainsi sa position de leadership sur les questions économiques et de développement en Afrique. Cette session a également été marquée par l’annonce que le Royaume accueillera la 58ᵉ session de la CEA en mars 2026, une nouvelle reconnaissance de son rôle croissant sur la scène continentale.
Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
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