Les récentes précipitations augurent d’une bonne saison agricole

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Agriculture : grèves dans les bureaux régionaux en avrilImage d'illustration © DR

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La campagne agricole actuelle s’annonce sous de bons auspices, eu égard aux précipitations importantes qui se sont abattues récemment sur plusieurs régions du Royaume. Les fortes pluies enregistrées ont mis du baume au cœur des agriculteurs qui ont vécu une situation très difficile la saison précédente. Celle-ci a été marquée par une sévère sécheresse suite à une baisse palpable de la pluviométrie. Le point.

Les récentes précipitations qui se sont abattues ces derniers jours sur les différentes régions du Royaume ont été accueillies avec beaucoup de joie et d’optimisme, en particulier par les agriculteurs. Ces derniers ont finalement poussé un souffle de soulagement.

Bien qu’elles soient en retard, ces pluies donneront un coup de pouce aux agriculteurs qui tablent sur une bonne année à même de leur faire oublier la saison précédente. Une saison qui a été marquée par une sévère sécheresse nécessitant la mise en place de tout un programme spécial dédié.

D’ailleurs, la semaine écoulée a été rythmée par les précipitations qui ont atteint, mercredi 14 décembre, 101 millimètres (mm) à Chefchaouen, 66 mm à Tétouan, 61 mm à Casablanca, 56 mm à Tanger ou encore 55 mm à Larache. Mais comment ces pluies vont-elles impacter l’agriculture ?

Lire aussi : Météo : les hauteurs de pluies enregistrées

Impact des récentes précipitations sur l’agriculture

Il est clair que ces pluies auront un effet positif sur l’évolution de la campagne agricole actuelle, notamment pour les cultures d’automne, les arbres fruitiers et les cultures fourragères. C’est ce qu’avait affirmé, récemment, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, Mohamed Sadiki. Ce dernier a également précisé que les eaux de barrages destinées à des fins agricoles se sont élevées à 3,23 milliards de mètres cubes.

Parallèlement, le ministre a rassuré sur la poursuite des subventions aux fourrages, et ce, en fonction des filières de production et de la situation de chaque région. S’y ajoutent l’élargissement des points d’eau destinés à l’abreuvement du bétail et l’octroi d’un soutien exceptionnel aux filières du lait et des viandes rouges.

Aussi, ces premières pluies ont permis aux barrages d’enregistrer une légère hausse de leurs taux de remplissage (un taux de plus de 30%). Ce bon départ donne une lueur d’espoir en un retour à la normale en matière de ressources hydriques.

Lire aussi : Fortes pluies à Casablanca : Lydec se mobilise

Pluies : nécessité d’en profiter pleinement !

Cependant, les récentes précipitations doivent nous interpeller sur la nécessité d’en profiter complètement afin de se préparer aux périodes de rareté des pluies.

Désormais, il est grand temps de passer à de nouvelles méthodes de gestion, aussi bien en matière d’agriculture que de gestion d’eau, pour une meilleure optimisation des ressources qui se veulent de plus en plus limitées.

Ainsi, les pluies constituent une opportunité pour rassembler l’eau et opter pour le stockage via des techniques modernes et en faisant appel aux technologies avancées et innovantes. Ces mesures, et bien d’autres, sont à même de nous faire éviter la pénurie de l’eau potable, mais également de placer l’agriculture marocaine sur la bonne voie vers la durabilité visée.

Des infrastructures, le Maroc n’en manque pas pour relever le défi d’une gestion durable et efficace des ressources hydriques. Comme l’avait précisé le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, lors d’un récent passage à la Chambre des représentants, le Maroc compte 149 grands barrages d’une capacité de plus de 19 milliards de m3, 137 petits barrages, 88 stations d’épuration d’eau potable, dont neuf usines de dessalement de l’eau de mer, 158 usines de traitement des eaux usées et 16 installations de dérivation des eaux, en plus de milliers de puits et de forages pour extraire les eaux souterraines.

Globalement, force est de relever que ces récentes pluies profiteront à l’économie en générale et pousseront les différentes institutions à revoir leurs prévisions de la valeur ajoutée agricole et aussi de la croissance économique pour cette année.

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