Intempéries : suspension des cours et mobilisation générale face à un risque climatique accru
Sidi Kacem : mesures préventives au douar Aït Daoud face à la hausse du niveau de l’oued Sebou, 31 janvier 2026 © MAP
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Des régions du centre aux provinces du nord, en passant par le littoral atlantique et l’intérieur du pays, l’impact des intempéries sur la vie scolaire et les infrastructures publiques s’impose comme un enjeu majeur de sécurité publique.
Casablanca-Settat : priorité à la sécurité scolaire
Dans la région de Casablanca-Settat, plusieurs directions provinciales de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) ont décidé la suspension provisoire des cours dans les établissements scolaires publics et privés. Sont concernées les provinces de Settat, Berrechid, El Jadida et Sidi Bennour, ainsi que certaines communes relevant de la direction provinciale de Nouaceur.
Cette décision intervient à la suite des alertes de vigilance émises par la Direction générale de la météorologie (DGM), signalant des risques liés à de fortes précipitations et à des rafales susceptibles de perturber les déplacements et de menacer la sécurité des usagers. En parallèle, l’AREF Casablanca-Settat a activé des cellules de veille aux niveaux régional, provincial et local afin d’assurer un suivi continu de la situation et une coordination étroite avec les autorités territoriales.
Les perturbations météorologiques ont également affecté l’enseignement universitaire. À Settat, la présidence de l’Université Hassan Ier a annoncé la suspension préventive des cours dans l’ensemble de ses établissements, en raison des conditions climatiques défavorables enregistrées dans la région. Cette mesure vise principalement à limiter les risques liés aux déplacements des étudiants et du personnel administratif et pédagogique.
Littoral atlantique : Safi, Essaouira et Agadir sous vigilance renforcée
La province de Safi a connu l’un des épisodes climatiques les plus dramatiques. Dans la soirée du dimanche 14 décembre, des pluies orageuses d’une intensité exceptionnelle ont provoqué des crues soudaines, entraînant des inondations meurtrières. Le bilan officiel fait état de 21 décès et de 32 personnes secourues et prises en charge par les services de santé.
Les intempéries, concentrées sur un court laps de temps, ont submergé des quartiers entiers, notamment dans la médina de Safi. Des habitations et des commerces ont été envahis par les eaux, des véhicules emportés et plusieurs axes routiers coupés, dont la route provinciale 2300 reliant Safi à la commune de Hrara.
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Face à la gravité de la situation, la direction provinciale du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports à Safi a décidé de suspendre les cours durant trois jours, du lundi au mercredi inclus, dans l’ensemble des établissements scolaires publics et privés de la province.
Cette mesure, prise en coordination avec les autorités provinciales, vise à garantir la sécurité des élèves, des enseignants et du personnel administratif face aux risques persistants d’inondation. Les autorités éducatives ont également activé la cellule locale de veille et renforcé la coordination avec les chefs d’établissements. Deux écoles primaires ont été touchées par les inondations, sans pertes humaines signalées.
D’autre part, la DGM a conduit à la suspension des cours dans plusieurs provinces du littoral atlantique, notamment Essaouira et Agadir. Les directions provinciales ont invoqué des vents violents et de fortes précipitations susceptibles de perturber les déplacements et de représenter un danger pour les usagers de la route.
Les chefs d’établissements ont été invités à informer les familles et à prendre les mesures nécessaires pour protéger les infrastructures scolaires, tandis que la reprise des cours reste conditionnée à l’évolution de la situation météorologique.
Le nord du Royaume en alerte préventive
Les autorités éducatives du nord du Maroc ont annoncé la suspension des cours dans plusieurs provinces en raison des fortes pluies et des risques d’inondation. A Ksar El Kébir, les cours sont suspendus du 2 au 7 février avec enseignement à distance. A Chefchaouen, les 2 et 3 février, ajustable selon l’évolution météo. A Ouazzane, les établissements ruraux fermeront lundi et mardi à cause de la montée des oueds.
A M’diq-Fnideq, plusieurs communes rurales et certains établissements urbains seront fermés le 2 février. A à Tanger-Assilah, Tétouan et Al Hoceima, tous les établissements publics et privés, y compris l’université Abdelmalek Essaâdi, sont fermés. Enfin, à Fahs-Anjra, les directions scolaires appliquent des mesures préventives en coordination avec les autorités locales et les parents, la priorité restant la sécurité des élèves et le suivi permanent de la situation.
Fès-Meknès : une mobilisation préventive multisectorielle
À l’approche de nouvelles perturbations météorologiques annoncées, la région Fès-Meknès a enclenché un dispositif de mobilisation préventive impliquant l’ensemble des autorités et services concernés. L’objectif est de limiter les risques pour les populations et de préserver les infrastructures, aussi bien en milieu urbain que rural.
Autorités territoriales, services techniques, protection civile et opérateurs publics ont mutualisé leurs moyens dans une démarche anticipative visant à assurer la continuité des services essentiels et la sécurité des citoyens.
Au cœur de ce dispositif figure la Société régionale multiservices Fès-Meknès (SRM-FM), chargée de la gestion de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement liquide. L’opérateur affirme avoir renforcé la veille technique sur les installations sensibles, mis en alerte permanente ses centres de conduite et accru la présence des équipes opérationnelles sur le terrain.
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Des mécanismes d’intervention rapide ont été déployés pour faire face aux dysfonctionnements des réseaux d’assainissement, aux perturbations de la distribution d’eau potable ou aux coupures d’électricité liées aux intempéries. « Nous avons mis en place un ensemble de mesures préventives pour limiter l’impact des intempéries et les risques d’inondations », a indiqué le chef du département gestion du réseau d’assainissement liquide à la SRM-FM.
La SRM-FM s’appuie sur des infrastructures structurantes, notamment les galeries souterraines de Oued Lhimer et Oued Lmeyet, totalisant 8 kilomètres, ainsi que la galerie principale de Oued Fès, longue de 14 kilomètres. Des installations similaires existent à Meknès, Taza et dans d’autres provinces de la région. Parallèlement, des inspections renforcées sont menées sur les postes de transformation électrique, les lignes de distribution et les stations de traitement d’eau potable. Les autorités locales, appuyées par la protection civile et les services communaux, poursuivent le nettoyage préventif des avaloirs, canaux et oueds.
Par ailleurs, la Direction provinciale du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports de Kénitra a décidé de suspendre les cours, compte tenu du niveau des fleuves et des oueds dans la province, de manière exceptionnelle, à partir du lundi 2 février 2026. Elle ajoute dans ce sens que cette suspension concerne tous les établissements situés dans le ressort territorial de plusieurs communes, à savoir : Souk Tlat el Gharb, Sidi Allal Tazi, Mograne, Benmansour, Sidi Mohamed Benmansour, Mnasra et Oulad Slama.
À travers ces mesures successives, les autorités réaffirment que la sécurité des citoyens, et en particulier des élèves, demeure une priorité absolue. La coordination interinstitutionnelle, l’anticipation des risques et l’adaptation continue des dispositifs traduisent une réponse globale face à des phénomènes climatiques de plus en plus fréquents et intenses.
La situation reste suivie de près dans l’ensemble des régions concernées, et les décisions relatives à l’organisation scolaire ou aux services publics pourront être ajustées en fonction de l’évolution des conditions météorologiques.
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