Immobilier au Maroc : vers une reprise prometteuse
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Après une période marquée par une faible visibilité, le marché immobilier marocain semble reprendre de plus belle, soutenu notamment par le lancement d’initiatives stratégiques et l’organisation de grands événements internationaux à venir.
C’est le bon moment pour investir dans l’immobilier !
«Notre pays traverse actuellement un véritable Big Bang en matière de travaux d’infrastructure, une dynamique appelée à se poursuivre pendant les cinq prochaines années au moins», juge les experts du secteur. En effet, ils se montrent optimistes face la tendance du secteur. Surtout grâce aux programmes d’aides directes au logement et l’organisation d’événements d’envergure tel que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2025 et la Coupe du Monde en 2030.
En effet, Karim Mabrour, fondateur et CEO de MKM Immobilier, souligne que la ville de Casablanca est d’une part un hub économique à forte demande, mais souffre aussi d’une forte saturation. La capitale Rabat attire, quant à elle, beaucoup plus de clientèles stables, grâce à son rôle administratif. Marrakech, pour sa part, dépend beaucoup plus du tourisme, ce qui la rend beaucoup plus sensible aux fluctuations.
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Pour Karim Mabrour, «il faut favoriser les constructions écologiques, intégrer des espaces verts et surtout de prévoir des logements adaptés au télétravail». Dans ce sens, il ajoute «qu’il vaut mieux investir dans les villes hautes, notamment Casablanca, Rabat ou Tanger». L’expert précise que «c’est le meilleur moment d’investir étant donné que les prix sont actuellement attractifs et en baisse». Karim Mabrour indique aussi que les réformes en cours et les événements prévus au Maroc «renforcent la confiance, en tout cas, des Marocains sur le sujet à moyen terme».
La crise : un ralentissement inéluctable
Les causes de la crise immobilière qu’a connue le Maroc sont multiples et complexes. Parmi les principaux facteurs, on peut citer la crise financière mondiale de 2008. Celle-ci a eu des répercussions qui ont impacté directement le marché marocain, entraînant une réticence des banques à accorder des crédits immobiliers. Par ailleurs, le printemps arabe a créé un climat d’incertitude qui a pesé sur l’investissement et la consommation. En plus, la surproduction de logements, dans des villes comme Casablanca, a entraîné une baisse des prix et une difficulté à écouler les stocks.
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Ainsi, pour comprendre la relance actuelle, il faut noter que le Maroc a su préserver une stabilité politique et économique, chose qui a rassuré les investisseurs nationaux et étrangers. D’ailleurs, le gouvernement a mis en œuvre plusieurs réformes visant à améliorer le cadre réglementaire et à faciliter l’accès au crédit. De plus, la croissance démographique, l’urbanisation galopante et l’aspiration à un meilleur niveau de vie continuent de stimuler la demande en logements. Le Maroc a, dans ce sens, réussi à attirer des investissements étrangers directs, notamment dans le secteur immobilier de haut standing. Par ailleurs, des initiatives gouvernementales telles que «villes sans bidonvilles» ont contribué à dynamiser le marché et à créer de nouvelles opportunités.
Crise vs relance
Pour mieux comprendre l’importance de cette situation et son impact sur le Royaume, il faut rappeler que la crise a été marquée par une baisse des transactions, une stagnation des prix et une offre excédentaire. Par la suite, la relance du marché de l’immobilier s’est traduit par la reprise des transactions, notamment par le biais de l’augmentation du volume des ventes, particulièrement dans les grandes villes. Il est important de noter qu’après une période de baisse, les prix se sont stabilisés et commencent même à remonter dans certains segments du marché. De plus, le marché propose désormais une gamme plus large de produits, répondant ainsi à une demande de plus en plus diversifiée. Les promoteurs misent ainsi de plus en plus sur des projets mixtes, combinant logements, commerces et espaces verts.
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Par ailleurs, les professionnels du secteur indiquent que l’amnistie fiscale sur les avoirs liquides, ayant généré 127 milliards de dirhams, constitue à présent un réservoir d’opportunités, surtout pour les investissements immobiliers. Ils soulignent à ce propos qu’avec des besoins croissants en logement et en infrastructures, il est possible que cet argent soit en partie orienté vers ce secteur.
La relance du marché immobilier marocain est le fruit d’une conjonction de facteurs favorables. Cependant, il est important de rester vigilant face aux défis qui persistent. Pour pérenniser cette dynamique, il est essentiel de poursuivre les efforts de réforme, de promouvoir l’investissement et de renforcer la régulation du secteur.
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