Gouvernement Bayrou : bon ou mauvais pour le Maroc ?

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Gouvernement Bayrou : bon ou mauvais pour le Maroc ?Gérald Darmanin (à la Justice) et Elisabeth Borne (à l'Education nationale et Enseignement supérieur) © Photo News

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L’arrivée du gouvernement Bayrou change le visage politique de la France. François Bayrou, avec une longue expérience politique, s’entoure de personnes influentes, certaines connues pour leur sens pratique, d’autres pour leurs idées fortes. Alors que les relations entre la France et le Maroc sont au meilleur de leur forme, ce nouveau gouvernement soulève quelques questions : les personnes choisies vont-elles renforcer ou changer ces relations anciennes ? Analyse.

Entre continuité et changement, le gouvernement Bayrou présente des personnalités dont les parcours et opinions pourraient affecter les relations avec le Maroc. Éducation, diplomatie, économie ou francophonie : regard sur les individus et leurs impacts possibles sur Rabat.

Analyse des principales figures

Jean-Noël Barrot : un diplomate

Nommé ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, économiste par formation, allie sérieux académique et expérience politique. Réputé pour son souhait de créer des partenariats justes, il pourra favoriser des relations plus solides entre Paris et Rabat. Les discussions sur les accords économiques et la coopération en matière de sécurité pourraient tirer profit de sa diplomatie pratique.

Elisabeth Borne : l’éducation comme moyen de coopération

Ministre d’État à l’Éducation nationale, Elisabeth Borne comprend l’importance de la francophonie et de l’éducation pour les relations franco-marocaines. Si elle continue une politique ouverte, elle pourrait stimuler davantage d’échanges universitaires et la promotion du français au Maroc, un enjeu important dans un contexte mondial où l’anglais progresse.

Lire aussi : Maroc – France : focus sur un partenariat d’exception

Thani Mohamed Soilihi : la francophonie en vue

Sur le même registre, le ministre délégué à la Francophonie et aux Partenariats internationaux, Thani Mohamed Soilihi a un rôle important à jouer. Originaire des Comores, il représente une diversité qui pourrait attirer les pays africains francophones, comme le Maroc. La promotion de la langue et la culture françaises dans ce continent sera probablement essentielle durant son mandat.

Eric Lombard : des défis économiques

À la tête de l’Économie, Eric Lombard devra gérer les enjeux de souveraineté numérique et industrielle. Le Maroc, hub économique et financier en Afrique, pourrait se retrouver au centre des projets d’investissements français. La zone Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, avec ses zones franches industrielles, pourrait bénéficier de cette politique orientée vers la modernisation.

 

Les dessous de la carte

 

Les domaines sensibles

La coopération militaire et sécuritaire

Sébastien Lecornu, ministre des Armées, est familier des dossiers de défense en Afrique. Dans un contexte marqué par l’instabilité au Sahel et par les tensions régionales, le Maroc, partenaire stratégique en matière de renseignement et de lutte contre le terrorisme, devrait rester un interlocuteur prioritaire. Les exercices conjoints comme African Lion pourraient être intensifiés.

La transition écologique : Agnès Pannier-Runacher en première ligne

Le Maroc, pionnier dans les énergies renouvelables, est un acteur de premier choix de la transition écologique en Afrique. Agnès Pannier-Runacher, avec son portefeuille élargi à la biodiversité et à la mer, pourrait trouver en Rabat un partenaire pour les projets de développement durable, notamment dans l’énergie solaire et éolienne.

Manuel Valls : les Outre-mer et l’Afrique

Bien que nommé ministre des Outre-mer, Manuel Valls, figure polarisante, pourrait influencer les politiques envers l’Afrique du Nord. Ses positions sur l’immigration et la laïcité pourraient compliquer certaines discussions, notamment autour des diasporas marocaines en France.

 

Une diplomatie à double tranchant ?

Si ce gouvernement présente des opportunités de renforcement des relations franco-marocaines, certains profils, tels que Gérald Darmanin, ministre de la Justice, ou Bruno Retailleau, à l’Intérieur, suscitent des interrogations. Leurs discours sur l’immigration et la sécurité pourraient augmenter les tensions sur des sujets sensibles comme les visas ou les expulsions. Cependant, une gestion équilibrée de ces dossiers pourrait apaiser certaines frictions advenues ces dernières années.

Le gouvernement Bayrou, par la diversité de ses membres et la spécificité de leurs portefeuilles, détient les schémas pour refonder les relations franco-marocaines sur des bases modernes et respectueuses. Si les ambitions affichées se traduisent par des actions concrètes, cette équipe pourrait bien écrire un nouveau chapitre de coopération.

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Un commentaire

  1. Le ministère des outre-mer et de l’Afrique n’a aucune influence sur la politique migratoire il devrait gérer les départements français avec leurs problèmes accumulés depuis des décennies l’immigration revient au ministre de l’intérieur Bruno Rotaillau et MEA Jean Noël Barrault c’est eux qui définissent la politique migratoire vers la France et sur ce registre il ne feront aucun cadeau aux récalcitrants l’Algérie en l’occurrence

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