GMT+1 : une contestation persistante portée par une pétition en ligne

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Retour à GMT+1 : le Maroc change d’heure ce dimancheImage d'illustration © Depositphotos

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Une pétition diffusée sur les réseaux sociaux et sur des plateformes de mobilisation en ligne a recueilli plusieurs milliers de signatures ces dernières semaines, exprimant une opposition renouvelée au maintien permanent de l’heure d’été instauré en 2018.

Les initiateurs demandent aux autorités de « revenir sur une heure supplémentaire jugée non légale », affirmant que le dispositif perturbe durablement les rythmes de vie. Dans le texte de la pétition figurent des témoignages d’élèves, de parents et de salariés décrivant des matinées plongées dans l’obscurité et des difficultés d’adaptation des familles.

Les signataires mobilisent des arguments de santé publique et de chronobiologie. Selon eux, le maintien du GMT+1 constitue « un basculement soudain entraînant des perturbations continues de l’horloge biologique », qui auraient des répercussions sur le sommeil, le rendement scolaire, la productivité au travail et l’équilibre psychique des citoyens. Ces revendications s’appuient sur des études et sur l’expérience concrète des ménages, notamment dans les mois d’hiver.

Le régime horaire en question repose sur le décret n°2.18.855, publié en octobre 2018, qui a fixé le maintien de l’heure d’été (GMT+1) de façon continue, tout en prévoyant une suspension temporaire pendant le mois de ramadan.

Lire aussi : GMT+1 au Maroc : huit ans après, quel bilan pour la « souveraineté temporelle » ?

Arguments économiques et position gouvernementale

Le gouvernement défend le choix du maintien permanent de l’heure avancée en invoquant des bénéfices en termes de gestion des consommations énergétiques, notamment un décalage des pics de demande vers les heures de la soirée, et une meilleure coordination horaire avec certains partenaires commerciaux, en particulier ceux de l’Union européenne. Des milieux économiques soutiennent que la réduction du décalage horaire facilite les échanges, les opérations financières et l’attractivité pour les investisseurs étrangers.

Pourtant, ces justifications économiques ne suffisent pas à calmer le mécontentement d’une partie de la population, qui met en avant le coût social et sanitaire du fuseau horaire. Les pétitionnaires réclament soit le retour définitif à l’heure solaire (GMT), soit l’ouverture d’un débat public sérieux assorti d’études indépendantes sur les conséquences réelles de la mesure.

Outre le rétablissement permanent de l’heure solaire, les pétitionnaires sollicitent la tenue d’auditions publiques, la publication d’études nationales sur l’impact du changement horaire (sur la santé, l’éducation et l’économie) et l’examen d’alternatives qui pourraient concilier exigences énergétiques et bien-être social. Le mouvement, bien que principalement numérique, vise à pousser les décideurs à réévaluer un choix opéré il y a huit ans et dont les effets font désormais l’objet d’un débat plus large au sein de la société civile.

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