Formation par apprentissage : c’est parti pour le programme Tadaroj !
Younes Sekkouri lors de la cérémonie de lancement du programme national Tadaroj à Rabat, en présence de responsables du secteur de l’artisanat © DR
A
A
A
A
Le programme national Tadaroj a été lancé lundi à Rabat, marquant une étape majeure dans la généralisation de la formation professionnelle par apprentissage dans les secteurs de la production et des services.
Ce programme ambitionne de former 100.000 jeunes chaque année à partir de 2026, dans plusieurs domaines tels que l’artisanat, l’agriculture, la pêche, le tourisme, l’industrie et les services. Il s’inscrit dans la stratégie nationale de renforcement des compétences et de promotion de l’emploi des jeunes.
Signature des premiers accords dans le secteur de l’artisanat
La première cérémonie officielle de signature des accords exécutifs s’est tenue sous la présidence du ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, et du Secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Lahcen Essaadi.
Ces accords mobilisent douze Chambres régionales des métiers et quatre associations de gestion des centres de formation, afin de renforcer l’offre d’apprentissage dans les métiers artisanaux, productifs et de service.
Dans son intervention, Younes Sekkouri a souligné que le programme Tadaroj s’inscrit dans la mise en œuvre des directives royales appelant à moderniser le système de formation par apprentissage et à placer la jeunesse au cœur du développement économique et social du Royaume.
Le ministre a rappelé que deux tiers des chômeurs marocains ne sont pas diplômés, alors que les bénéficiaires actuels de la formation par apprentissage ne dépassent pas 25.000 personnes.
Lire aussi : Formation par apprentissage : 39.000 emplois créés en deux mois
200 métiers concernés et de meilleures conditions pour les stagiaires
Pour combler ce déficit, 200 métiers seront proposés dans le cadre du programme, dont 80 dans l’artisanat. Le soutien aux centres de formation a été augmenté de 20%, tandis que la bourse annuelle des stagiaires a été portée à 5.000 dirhams. L’indemnité des formateurs, quant à elle, a été relevée à 300 DH par stagiaire, afin d’encourager une participation plus large à ce dispositif.
De son côté, Lahcen Essaadi a salué un projet « fruit de plusieurs mois de concertation », précisant que Tadaroj vise à qualifier la main-d’œuvre nationale dans les métiers de l’artisanat et les services y afférents, véritables piliers de l’économie marocaine.
La formation s’étalera sur 11 mois, combinant apprentissage pratique et acquisition de compétences favorisant l’insertion professionnelle des jeunes.
Préserver le patrimoine artisanal et promouvoir l’auto-emploi
Pour sa part, le président de la Fédération des Chambres d’artisanat, Sidati Chaggaf, a insisté sur la dimension patrimoniale du projet. Selon lui, Tadaroj contribue à préserver les métiers traditionnels tout en leur donnant un nouveau souffle. La Fédération accompagne ce chantier avec une approche axée sur la promotion de l’auto-emploi et l’ouverture de nouvelles perspectives pour la jeunesse.
Le réseau de formation professionnelle par apprentissage dans l’artisanat compte aujourd’hui 67 centres et plus de 100 annexes, accueillant environ 30.000 stagiaires pour l’année 2025-2026, répartis sur l’ensemble des régions du Royaume.
Enfin, outre le secteur de l’artisanat, d’autres accords seront prochainement signés entre le ministère de l’Inclusion économique et plusieurs départements, notamment ceux de la Jeunesse, de la Solidarité, de l’Agriculture, du Tourisme, ainsi qu’avec l’OFPPT et l’ANAPEC, afin d’étendre le programme Tadaroj à d’autres filières de formation.
Consommation - Prix carburants : l’essence augmente de quelques centimes dès le 16 mai, tandis que le gasoil reste stable.
Rédaction LeBrief - 15 mai 2026Économie - La pêche côtière et artisanale affiche une hausse de sa valeur à fin avril 2026, dépassant 3,85 milliards de dirhams, malgré un recul des volumes débarqués.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Économie - Sélection de variétés, clonage, data… la recherche transforme l’arganier. Porté par l’INRA et ses partenaires, le Maroc construit une arganiculture moderne, entre performance agricole, innovation technologique et enjeux climatiques.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Économie - Un partenariat inédit vise à renforcer la compétitivité de la céramique marocaine, en misant sur l’innovation, la qualité et la structuration du secteur, avec l’ambition de consolider le « Made in Morocco » sur les marchés nationaux et internationaux.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Économie - À Casablanca, les autorités lancent le dispositif de commercialisation des céréales pour la campagne 2026. Prix de référence, primes de stockage et mesures logistiques visent à soutenir les producteurs et renforcer les stocks nationaux.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Économie - Les prix du pétrole ont progressé d’environ 2% vendredi, portés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 15 mai 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026