Eau de mer : 12 stations de dessalement pour une capacité de 179 Mm³/an
Nizar Baraka, ministre de l'Équipement et de l'Eau © DR
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La capacité totale des 12 stations de dessalement de l’eau de mer existantes est actuellement de 179 millions de mètres cubes par an (Mm³/an), auxquels s’ajoutent 37 Mm³ provenant du dessalement des eaux saumâtres. C’est ce qu’a indiqué, lundi 10 juillet, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka.
À la Chambre des représentants, le ministre a souligné que deux nouvelles stations à Safi et Jorf Lasfar, réalisées par l’Office chérifien des phosphates (OCP), ont ajouté 110 Mm³ à cette capacité de production.
En outre, a poursuivi le ministre, plusieurs projets de dessalement sont en cours de réalisation à Sidi Ifni, Tarfaya, Dakhla et Casablanca. La plus grande station est celle de Casablanca-Settat, d’une capacité de 300 Mm³/an. Elle est réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PP).
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Importance des PPP
Le chef du département a mis l’accent sur l’importance des PPP pour développer le secteur du dessalement, assurer la qualité des services et respecter les délais. Dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027, de nouveaux projets de dessalement seront lancés pour atteindre une capacité de production de 1 MMm³/an d’ici 2030.
Depuis les années 1970, le Maroc utilise la technique de dessalement pour approvisionner les provinces du Sud en eau potable, en raison de la rareté des ressources hydriques conventionnelles. Les sécheresses récentes ont révélé la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement en eau, notamment par le dessalement. Cette technique a permis, d’après Nizar Baraka, d’alimenter plusieurs régions du pays en eau potable et d’irrigation, comme Al Hoceima et la région du Grand Agadir.
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