Droits des femmes : l’ALCS lance CHAMS, un programme de prévention du VIH et de lutte contre les violences
Affiche de projet CHAMS lancé par l'ALCS © DR
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À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Association de lutte contre le sida (ALCS) rappelle que l’égalité femmes-hommes est une condition sine qua non pour accélérer la lutte contre le VIH et garantir le droit à la santé pour toutes et tous. Dans un communiqué publié ce 8 mars, l’association met en garde contre les vulnérabilités spécifiques auxquelles sont confrontées les femmes et plaide pour des politiques publiques centrées sur les droits, l’autonomie et l’accès effectif aux soins.
Malgré les progrès biomédicaux qui permettent aujourd’hui de vivre avec le VIH et d’empêcher sa transmission, l’ALCS alerte sur le fait que les inégalités de genre, les violences basées sur le genre et les obstacles à l’information, au dépistage et aux soins continuent d’alimenter l’épidémie, tant au Maroc que dans le reste du monde. L’association rappelle que la réponse au VIH ne peut être dissociée de la promotion des droits des femmes et de leur accès à la santé sexuelle et reproductive.
« Mettre fin au VIH passe nécessairement par le renforcement des droits des femmes », affirme Mehdi Karkouri, président de l’ALCS, soulignant que l’accès libre et sécurisé à la prévention, aux soins et à l’information bénéficie à l’ensemble de la société.
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Acteur historique de la riposte communautaire, l’Association de lutte contre le sida (ALCS) déploie depuis près de quarante ans des programmes intégrés dédiés aux femmes : prévention, dépistage, accompagnement psychosocial et actions de lutte contre les violences basées sur le genre. Selon l’ALCS, ces approches réduisent les barrières d’accès aux services, limitent la stigmatisation et renforcent la confiance entre communautés et système de santé. Les travailleuses communautaires, médiatrices et femmes vivant avec le VIH constituent donc un pilier essentiel de la réponse nationale.
L’association se félicite également de l’introduction prochaine au Maroc de la prophylaxie pré-exposition injectable à longue durée d’action (PrEP injectable), fruit d’un plaidoyer collectif mené par acteurs institutionnels et associatifs. La PrEP, jusqu’ici majoritairement disponibilité sous forme orale, se décline désormais via une administration sous-cutanée semestrielle — une option qui, selon l’ALCS, offre aux femmes une protection plus discrète et mieux adaptée aux réalités sociales et relationnelles auxquelles elles sont confrontées.
Le projet Chams : prévention des violences et prise en charge intégrée
Dans la stratégie de prévention combinée, l’ALCS met en avant le projet Chams, dédié à la prévention et à la prise en charge des violences basées sur le genre auprès des femmes vulnérables, vivant ou non avec le VIH. Le programme est déployé au sein de trois cliniques de santé sexuelle et reproductive situées dans des corridors de vulnérabilité : Souss‑Massa, Marrakech‑Safi et Tanger‑Tétouan‑Al Hoceima. L’objectif est de réduire l’exposition des bénéficiaires aux violences et leur vulnérabilité au VIH, tout en renforçant leur savoir, leur capacité d’agir et leur accès aux services.
Selon Lahoucine Ouarsas, directeur des programmes de l’ALCS, les données internationales montrent qu’un accès effectif des femmes à l’éducation, à la protection sociale et aux services de santé réduit significativement les nouvelles infections. Investir dans les droits des femmes est donc présenté comme une priorité de santé publique.
À l’occasion du 8 mars, Sanaa Belabbes, trésorière et référente du plaidoyer de l’ALCS, appelle donc les pouvoirs publics à renforcer des politiques publiques sensibles au genre, à garantir un accès équitable aux innovations biomédicales et à soutenir durablement les approches communautaires. L’ALCS demande également une mobilisation soutenue pour lutter contre toutes les formes de discrimination et de violences faites aux femmes, estimant que l’égalité réelle est « une condition indispensable pour mettre fin à l’épidémie de VIH ».
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