Donald Trump mise sur Kevin Warsh pour prendre les rênes de la Réserve fédérale
Kevin Warsh au siège du FMI à Washington, D.C., en avril 2025 © Tierney L. Cross / Bloomberg via Getty Images
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Donald Trump a tranché. Le président américain a annoncé vendredi son intention de nommer Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale (Fed), un ancien gouverneur de l’institution devenu l’un de ses critiques les plus virulents ces derniers mois. Cette désignation devra encore être validée par le Sénat, dominé par la majorité présidentielle, avant de devenir effective. Elle intervient alors que le mandat de l’actuel président de la Fed, Jerome Powell, arrive à son terme en mai prochain.
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump n’a pas tari d’éloges à l’égard de son candidat. Se disant convaincu de son leadership, il a affirmé que Kevin Warsh entrerait dans l’histoire comme l’un des « plus grands présidents » de la banque centrale américaine. Le message, publié aux premières heures de la matinée aux États-Unis, n’a cependant pas provoqué de secousses notables sur les marchés financiers. À Wall Street, les échanges précédant l’ouverture se sont déroulés dans un climat de calme relatif.
Prudence des économistes face aux orientations futures
Les analystes invitent à la retenue quant aux conséquences de cette nomination sur la politique monétaire. Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macroeconomics, souligne l’incertitude entourant les futures décisions de Kevin Warsh. Selon lui, il est plausible que le candidat ait affiché une certaine ouverture à une baisse des taux d’intérêt pour obtenir le soutien présidentiel. Mais ses réflexes plus stricts en matière de lutte contre l’inflation pourraient ressurgir une fois en fonction.
Dans le vocabulaire des banques centrales, Kevin Warsh est en effet réputé pour ses positions de « faucon », une posture privilégiant la stabilité des prix et la prudence vis-à-vis des politiques monétaires trop accommodantes. Une réputation forgée lors de son passage au conseil des gouverneurs de la Fed entre 2006 et 2011.
Lire aussi : La Fed réduit ses taux d’intérêt pour soutenir l’économie américaine
Ancien dirigeant de la banque d’investissement Morgan Stanley, Kevin Warsh est une figure connue de la sphère financière américaine. Son nom circulait déjà en 2018 pour succéder à Janet Yellen à la tête de la Fed, avant que Donald Trump ne lui préfère Jerome Powell, un choix que le président n’a cessé de regretter par la suite.
Nommé à seulement 35 ans par le président George W. Bush, Warsh avait marqué son passage à la Fed par sa fermeté doctrinale. Il avait quitté l’institution en 2011, dénonçant la prolongation des mesures monétaires exceptionnelles mises en place après la crise financière mondiale de 2008-2009.
La question sensible de l’indépendance de la Fed
Donald Trump ne cache pas ses attentes envers le futur président de la Réserve fédérale. Il a réitéré jeudi son jugement sévère sur le niveau actuel des taux d’intérêt, qu’il juge « beaucoup trop élevés ». Cette volonté affichée d’influencer la politique monétaire alimente toutefois les inquiétudes des investisseurs. La récente révélation par Jerome Powell de l’existence d’une procédure du ministère de la Justice à son encontre a ravivé les critiques sur une possible remise en cause de l’indépendance de la Fed.
Certains élus républicains ont d’ailleurs exprimé leur malaise, menaçant de bloquer toute confirmation de nomination tant que cette procédure ne serait pas abandonnée. En décembre, Donald Trump avait envisagé de confier la présidence de la Fed à son conseiller économique Kevin Hassett, avant de renoncer. Vendredi, il a expliqué que ce dernier restait indispensable à la Maison Blanche, malgré ses compétences pour diriger la banque centrale.
Au fil de l’année 2025, Kevin Warsh a, de son côté, multiplié les signaux à l’exécutif en plaidant pour un assouplissement monétaire et en critiquant ouvertement la stratégie de la Fed, un repositionnement qui semble avoir pesé dans la balance.
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