Comment quelqu’un qui n’est pas belligérant peut-il signer un accord de paix ? La question vise le Rwanda. Kigali a toujours nié son implication dans le conflit qui ravage l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans sa version narrative, il soutient que ce qui s’y passe relève d’un problème strictement congolais.
Et pourtant, le chef de la diplomatie rwandaise était bien présent à la table des négociations aux côtés de son homologue congolais. Cette participation suffit à illustrer le lien tacite entre le M23 et le Rwanda.
Selon les termes de l’accord signé sous l’égide des États-Unis, les deux parties s’engagent à respecter mutuellement leur souveraineté, cesser les hostilités, amorcer le retrait progressif des troupes rwandaises du territoire congolais, faciliter le retour des déplacés, soutenir la réintégration des anciens combattants et instaurer un mécanisme conjoint de suivi de ces engagements.
Une réunion est d’ailleurs prévue d’ici au mois d’août, réunissant l’Union africaine (UA), les États-Unis et le Qatar.
Après la signature de l’accord à la Maison Blanche, le président américain a déclaré devant la presse avoir obtenu de nombreux droits miniers. Cette affirmation illustre le fait que la paix sur le continent africain ne mobilise les puissances occidentales que lorsque leurs intérêts sont en jeu, notamment l’accès aux vastes ressources minières de la RDC, convoitées de longue date.
Les démarches de Washington pour stabiliser ce pays troublé coïncident avec ses ambitions géopolitiques et économiques dans la région. Une paix durable dans cette zone riche en terres rares ouvrirait au gouvernement et aux entreprises américaines l’accès à des ressources telles que le cobalt, le cuivre, le gaz naturel, le pétrole, les diamants, l’or, le manganèse, le tantale, le niobium, l’uranium, le germanium et le zinc.
Ces minéraux sont indispensables au bon fonctionnement des technologies et de l’industrie modernes, en particulier dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, de la téléphonie mobile, de l’informatique, de l’électronique, de l’énergie, des équipements médicaux et de la fabrication de l’acier.
La présence américaine dans la région des Grands Lacs est aussi un moyen de concurrencer la Chine, qui s’est établie depuis longtemps dans cette zone.
On va commencer par rendre à César ce qui appartient à César. Oui, la Tunisie a été la première à avoir une femme cheffe de gouvernement dans le monde arabe. Najla Bouden, en 2021. Puis…
L’image a fait le tour. Lekjaa et Talbi Alami. Quelques semaines après une campagne marquée par les attaques, les accusations et des mots suffisamment durs pour donner l’impression que certaines fractures étaient devenues irréparables, les…
Le 14 septembre, à National Harbor, Troy Meink annonce que les États-Unis disposent d’« armes de contrôle spatial en orbite ». Il n’en détaille aucune mais il précise que sa formulation a été « très…
L’encre indélébile, mauve au début puis devenue marron quelques heures après le vote de mercredi, commence déjà à s’effacer des ongles des quelque six millions de Marocains (sur 15,8 millions d’inscrits) qui se sont déplacés…
Bon… et si c’était elle ? Fatima Zahra El Mansouri à la tête du gouvernement marocain. Ca fait encore bizarre à écrire, pas parce qu’une femme ne pourrait pas le faire, mais parce qu’en 70…
Les législatives du 23 septembre ont livré leurs premiers résultats. Le PAM arrive en tête avec 97 sièges, devant le RNI avec 66, l’Istiqlal avec 65 et le PJD avec 54. Derrière eux viennent le…
Hier, à New York, le Brésil a ouvert, comme depuis 1955, le débat général de l’Assemblée des Nations unies. Pour la dixième fois de sa carrière, Lula s’avance à la tribune et rappelle que l’Organisation…
Dans les états-majors politiques, le réveil est un peu moins rude. Après des semaines de meetings, de déplacements, de poignées de mains et de nuits écourtées, le retour définitif à l’heure légale GMT tombe comme…
Juste une petite question, vous allez voter ou pas ? Franchement ne me répondez pas, ça ne me regarde pas et ne regarde personne. Ah ben si, vous, ça vous regarde. La politique, ce n’est…