Céréales et dérivés : le Maroc augmente ses importations
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Les chiffres récents de la Fédération Nationale des Coopératives Laitières (FNCL) révèlent des dynamiques contrastées dans les importations agricoles au Maroc entre 2024 et 2025. Sur la période allant de janvier à mai, les volumes importés ont progressé de 5%, atteignant 5,94 millions de tonnes en 2025 contre 5,65 millions l’année précédente. Cette hausse est principalement portée par le maïs (+11%) et les tourteaux de soja (+23%), deux matières premières essentielles pour l’alimentation animale.
En revanche, l’orge a connu une forte baisse de 45%, passant de 753.286 à 411.010 tonnes, suggérant soit une évolution des besoins, soit une modification des sources d’approvisionnement.
À l’échelle de la campagne agricole complète (juin 2024 – mai 2025), les importations globales ont grimpé de 7%, totalisant 12,95 millions de tonnes contre 12,09 millions en 2023-2024. Le blé tendre (+8%) et le maïs (+14%) confirment leur rôle central dans le panier d’importation, tandis que la chute de l’orge se poursuit (-43%). Certains produits dérivés, comme la pulpe de betterave (+52%) et les tourteaux de tournesol (+29%), témoignent d’une diversification accrue des intrants.
Lire aussi : Céréales : le Maroc importe plus, mais autrement
Origines géographiques et nœuds logistiques
L’analyse des pays fournisseurs met en avant la prédominance de la France pour le blé tendre et du Canada pour le blé dur, confirmant des partenariats commerciaux stratégiques. Les ports marocains de Casablanca et Jorf Lasfar se distinguent comme hubs majeurs de réception : en mai 2025, ils ont respectivement accueilli 769.187 et 234.612 tonnes de marchandises.
Entre juillet 2024 et mai 2025, l’activité portuaire est restée soutenue, avec un pic à Agadir en juillet (179.549 tonnes) et une moyenne mensuelle avoisinant le million de tonnes. Ces flux réguliers soulignent l’importance d’une logistique bien rodée pour accompagner les fluctuations saisonnières et sécuriser les besoins du secteur agricole.
Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
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