BAM : vers une augmentation des investissements durables

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Bank Al Maghrib (BAM) se positionne résolument vers des investissements durables. Une intention qui dévoile son projet d’augmenter la part des obligations vertes, sociales et durables dans ses réserves de change. Actuellement à 7%, cette part vise à atteindre 10% à terme. Cette annoncée n’a été avancée que par nul autre que Abdellatif Jouahri, Wali de BAM. Ce dernier l’a officiellement révélé lors d’une conférence sur « l’impact macro-économique du changement climatique ».
Engagement précoce dans les obligations vertes
Pour rappel, l’institution bancaire a amorcé son engagement envers la durabilité dès 2016 lors de la COP22 à Marrakech. À cette occasion, BAM a investi 100 millions de dollars dans des obligations vertes émises par la Banque mondiale. Confirmant sa détermination, la Banque Centrale a réitéré cet engagement en 2023 avec un placement similaire de 200 millions de dollars.
Abdellatif Jouahri souligne par ailleurs la nécessité de mobiliser d’importants financements pour lutter contre le changement climatique et atténuer ses impacts. Face à des taux d’endettement élevés mondialement et des marges budgétaires restreintes, les défis sont de taille. En effet, pour le Maroc, la Banque mondiale estime les besoins d’investissement entre 2022 et 2050 à environ 78 milliards de dollars. Les banques centrales, responsables de la stabilité financière, doivent ainsi tenir compte de ces enjeux climatiques dans l’exercice de leurs missions.
Une vision durable pour BAM
L’engagement de BAM dans des investissements durables témoigne de fait de sa volonté de contribuer à la lutte contre le changement climatique. L’augmentation prévue des obligations vertes, sociales et durables dans ses réserves de change illustre de même une orientation vers des pratiques responsables. Ce positionnement s’inscrit dans un contexte mondial où les institutions financières sont de plus en plus appelées à jouer un rôle crucial. Il s’agit notamment de la promotion de la durabilité et la gestion des risques liés au climat. La conférence, qui a réuni des représentants du gouvernement, du secteur financier, et des experts du climat, marque une étape significative vers une prise de conscience collective des défis et des actions nécessaires pour garantir un avenir plus durable.
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