Baisse continue du remplissage des barrages au Maroc
Photographie d'un barrage au Maroc © DR
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Le Maroc fait face à une nouvelle baisse du niveau de ses barrages, accentuant les craintes liées au « stress hydrique » qui touche déjà plusieurs régions. Ce recul intervient alors que de fortes vagues de chaleur frappent les zones intérieures, orientales et sud-orientales du pays.
Selon les données du ministère de l’Équipement et de l’Eau arrêtées hier, le taux national de remplissage s’établit à 35,39%, soit 5,93 milliards de m³ stockés sur une capacité totale de 16,76 milliards de m³. Cette situation, bien que préoccupante, reste légèrement meilleure que l’an dernier à la même période, où le taux n’atteignait que 28,63%, grâce aux pluies printanières enregistrées en 2025.
Quatre bassins en alerte rouge
Malgré cette amélioration relative à l’échelle nationale, certains bassins affichent des niveaux critiques, inférieurs au tiers de leur capacité. C’est le cas du bassin de l’Oum Errbia (10,72%), de la Moulouya (29,06%), de Drâa-Oued Noun (29,45%) et du Tensift (44%).
Lire aussi : Le Maroc mise sur les barrages et le dessalement pour sécuriser l’eau
En revanche, le nord résiste mieux grâce aux précipitations et aux projets hydrauliques récents. Le bassin de Bouregreg affiche 63% de remplissage, suivi du Loukkos (53,73%) et du Guir-Ziz-Rheris (50,45%).
Une tendance inquiétante depuis juin
Les statistiques montrent une diminution rapide des réserves : de 38,01% fin juin, elles sont passées à 35,78% fin juillet. La combinaison de la forte consommation, de l’évaporation accrue et des températures élevées explique cette baisse accélérée.
Les autorités se trouvent ainsi face à un défi majeur pour garantir l’accès à l’eau potable et l’irrigation, particulièrement dans les zones rurales et isolées, où la chaleur intense accentue l’assèchement des ressources de surface.
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