RDC : Kinshasa lance un plan de 180 jours contre Ebola
La République démocratique du Congo (RDC) renforce sa riposte face à la résurgence du virus Ebola de type Bundibugyo. Kinshasa et ses partenaires ont lancé, vendredi 4 septembre, un plan de réponse de 180 jours destiné à intensifier la surveillance épidémiologique, accélérer la détection des cas et améliorer la prise en charge des personnes infectées.
Le dispositif prévoit également de renforcer la recherche et le suivi des contacts, afin d’identifier rapidement les chaînes de transmission et de limiter la propagation du virus dans les provinces exposées. Selon les éléments présentés par les partenaires de la RDC, le plan doit aussi consolider les moyens logistiques, la communication sur les risques et la mobilisation des communautés.
Au-delà de la réponse sanitaire immédiate, les autorités et leurs partenaires cherchent à améliorer la préparation des zones susceptibles d’être touchées par une extension de l’épidémie. L’objectif est de disposer de capacités opérationnelles suffisantes pour intervenir rapidement en cas de nouveaux foyers.
La mobilisation des ressources financières constitue toutefois un enjeu central. Le dispositif nécessite la mobilisation de 1,3 milliard de dollars, destinés à soutenir les différentes composantes de la riposte. Les Nations unies insistent notamment sur la nécessité de financements suffisamment souples et prévisibles pour permettre aux acteurs humanitaires de répondre simultanément à l’épidémie et aux autres besoins urgents dans le pays.
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Une action humanitaire plus large
« La réponse à Ebola ne pourra réussir durablement que si elle est pleinement intégrée à l’action humanitaire plus large », a déclaré Damien Mama, coordonnateur résident du système des Nations unies en RDC. Il a plaidé pour des ressources permettant de maintenir dans la durée les opérations sanitaires et humanitaires.
Au 2 septembre, plus de 6.300 cas et 3.000 décès avaient été enregistrés, selon les données citées dans le cadre de la riposte. Ces chiffres illustrent l’ampleur des besoins en personnel, équipements, infrastructures et capacités logistiques.
Le nouveau plan vient compléter plusieurs initiatives régionales et nationales. En juin, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) avaient lancé un plan continental de préparation et de riposte doté de 518 millions de dollars. Celui-ci vise notamment à renforcer la surveillance et la détection précoce dans les pays exposés.
En RDC, l’initiative « Fleuve Congo sans Ebola » complète ces efforts en ciblant la surveillance et la prévention le long de l’axe fluvial reliant les zones affectées à d’autres territoires. L’ensemble de ces dispositifs vise à contenir l’épidémie tout en renforçant durablement les capacités nationales de réponse.