Incendies en Algérie : trois jours de deuil décrétés
Les incendies en Algérie ont poussé les autorités à décréter trois jours de deuil national ce jeudi 27 août, après la mort d’au moins 12 personnes dans le nord-est du pays. Le bilan officiel fait également état de 54 personnes hospitalisées pour des brûlures, dont six dans un état grave, tandis que plusieurs localités de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou ont été touchées par des feux attisés par la canicule et des vents violents.
Le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé l’annulation des festivités culturelles et des compétitions sportives prévues durant cette période. Des dizaines d’habitants ont été évacués dans les zones les plus exposées, notamment à Jijel et à Béjaïa, où certaines familles ont dû se réfugier sur le littoral pour échapper à l’avancée des flammes.
Un lourd bilan humain et environnemental pour les incendies en Algérie
Selon les autorités, les décès recensés se répartissent entre les wilayas de Jijel, avec cinq morts, Béjaïa, avec quatre victimes, et Tizi-Ouzou, avec trois morts. Les blessés admis à l’hôpital souffrent principalement de brûlures et d’atteintes liées à l’inhalation de fumée. Des images diffusées pendant la nuit ont montré des habitants bloqués sur des routes ou tentant de quitter en urgence des zones encerclées par les flammes.
Au moment du dernier point officiel, plusieurs dizaines de départs de feu restaient encore en cours dans le nord-est du pays. Cette partie de l’Algérie, marquée par un relief montagneux et des zones forestières denses, est particulièrement vulnérable durant l’été, lorsque les températures élevées, la sécheresse et les rafales de vent favorisent une propagation rapide. Les opérations de lutte contre le feu mobilisent régulièrement la protection civile, les services forestiers et les autorités locales, dans un contexte où la pression sur les moyens d’intervention augmente à chaque épisode de chaleur extrême.
Au-delà de l’urgence, ce nouvel épisode rappelle une vulnérabilité partagée par plusieurs pays d’Afrique du Nord face aux dérèglements climatiques et à la multiplication des phénomènes extrêmes. L’Union africaine et des institutions continentales comme la Banque africaine de développement alertent depuis plusieurs années sur le coût humain et économique croissant des catastrophes liées au climat, qu’il s’agisse des sécheresses, des inondations ou des feux de forêt.