Tunisie : à Korba la colère monte face aux coupures d’eau
En Tunisie, des habitants de Qobbet Lagha, dans la délégation de Korba au gouvernorat de Nabeul, ont bloqué mercredi la route régionale 44 reliant Korba à Tunis pour dénoncer les coupures d’eau qui touchent leur localité depuis près de quinze jours. La mobilisation concerne surtout les quartiers situés en hauteur, où environ 250 familles subissent une interruption prolongée de l’approvisionnement en eau potable.
Le mouvement intervient en pleine période de fortes chaleurs, alors que l’accès à l’eau devient une nécessité quotidienne encore plus pressante. Les riverains demandent une intervention rapide des autorités et réclament leur raccordement au réseau national de distribution géré par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux, afin de mettre fin à une situation qu’ils jugent devenue insoutenable.
A Korba, les coupures d’eau révèlent une fragilité locale plus large
Selon des responsables locaux, les perturbations ont été aggravées par des coupures d’électricité ayant entraîné l’arrêt du système de pompage. Dans cette zone, l’alimentation dépend en grande partie de ces installations, ce qui rend la distribution particulièrement vulnérable lorsque l’énergie manque. Les secteurs en altitude sont les premiers affectés, car la pression y est plus faible et les réseaux y répondent moins bien en période de tension.
Tunisie : le cash bancaire hors réseau atteint un niveau record
Au-delà de Korba, cet épisode renvoie à une question plus large en Tunisie : la sécurité de l’accès à l’eau dans un contexte de hausse des températures, de pression sur les infrastructures et d’urbanisation diffuse. Le pays fait face depuis plusieurs années à un stress hydrique croissant, comme d’autres Etats du continent confrontés à la rareté de la ressource et à l’usure des réseaux. A l’échelle africaine, l’Union africaine et la Banque africaine de développement soutiennent régulièrement des programmes liés à l’eau, à l’assainissement et à la résilience des services publics, considérés comme essentiels à la stabilité sociale et au développement local.