À Davos, Donald Trump expose sa vision du monde et ravive les tensions
Le président américain, Donald Trump, à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026. © EVAN VUCCI / AP
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Arrivé en Suisse avec quelques heures de retard en raison d’un incident technique à bord d’Air Force One, Donald Trump a finalement fait son entrée au Forum économique mondial de Davos sous les projecteurs. Très attendu dans un contexte international marqué par des tensions multiples, le président américain a livré un discours fleuve, fidèle à son style, mêlant provocations, annonces stratégiques et critiques virulentes de ses alliés comme de ses adversaires.
Dès les premières minutes, Donald Trump s’est félicité de la première année de son second mandat, affirmant être venu à Davos avec de « bonnes nouvelles ». Selon lui, le redressement des États-Unis bénéficie mécaniquement au reste du monde. « Quand l’Amérique prospère, tout le monde en profite », a-t-il martelé, estimant que la santé économique américaine conditionne l’équilibre global.
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Une Europe critiquée et un protectionnisme assumé
Très rapidement, le président américain s’en est pris à l’Europe, qu’il juge engagée sur une mauvaise trajectoire. Il a décrit certaines régions du continent comme « méconnaissables », pointant du doigt des choix économiques et énergétiques qu’il estime inefficaces. Donald Trump a notamment dénoncé la prolifération des éoliennes, qu’il associe à un affaiblissement des économies nationales, tout en accusant la Chine de tirer profit de ce marché sans en subir les contraintes.
Sur le plan commercial, il a défendu sa politique de baisse des impôts pour les producteurs américains, combinée à une hausse ciblée des droits de douane contre les pays jugés hostiles aux intérêts des États-Unis. Une stratégie assumée, censée selon lui faire payer aux partenaires étrangers le coût de pratiques jugées déloyales.
Évoquant l’Amérique latine, Donald Trump a également affirmé que Washington coopérait avec le Venezuela autour de l’exploitation pétrolière, promettant une baisse des prix de l’énergie et affirmant que Caracas avait accepté de négocier après une phase de tensions.
Le Groenland, l’OTAN et l’Ukraine au cœur du discours
L’un des moments les plus commentés de son intervention a porté sur le Groenland. Donald Trump a répété que les États-Unis étaient, selon lui, la seule puissance capable d’assurer la défense de ce territoire stratégique. Il a réaffirmé son souhait de rouvrir des discussions pour une acquisition du Groenland, qu’il a qualifié d’« atout majeur pour la paix mondiale », tout en assurant ne pas vouloir recourir à la force.
Dans la même séquence, il a accusé l’OTAN de traiter les États-Unis de manière injuste, estimant que Washington contribue largement plus qu’il ne reçoit en retour. Il a toutefois assuré que son projet renforcerait, selon lui, la sécurité de l’Alliance atlantique.
Concernant l’Ukraine, Donald Trump a jugé que la guerre « n’aurait jamais dû commencer », rejetant la responsabilité sur ses prédécesseurs et appelant l’Europe à prendre en charge le dossier. Il a annoncé une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Davos, tout en soulignant la distance géographique et stratégique qui, selon lui, sépare les États-Unis de ce conflit.
Immigration, Canada et relations internationales
Le président américain n’a pas épargné le Canada, affirmant que le pays bénéficiait largement du soutien américain sans en montrer suffisamment de reconnaissance. Sur la question migratoire, il a défendu l’action de la police fédérale de l’immigration, l’ICE, adoptant un ton particulièrement dur à l’égard de certaines communautés immigrées.
En conclusion, Donald Trump s’est voulu rassurant sur la scène mondiale, affirmant que son retour au pouvoir avait permis d’éviter une escalade majeure des conflits internationaux. Il a assuré entretenir de bonnes relations avec les dirigeants chinois et russe, avant de quitter la scène en proclamant que les États-Unis étaient désormais « plus grands et plus forts que jamais ».
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