S&P confirme la notation «BB-/B» avec perspectives stables de la Côte d’Ivoire

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Égypte : baisse de la note de crédit sous les pressions financièresL’agence de notation américaine, S&P Global Ratings © DR
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Le 19 mai 2023, l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P Global Ratings) a confirmé ses notes de crédit souverain à long et à court terme en devises étrangères et locales de la Côte d’Ivoire, «BB-/B» avec perspectives stables.

Selon l’agence, ces perspectives stables contrebalancent les risques liés à l’augmentation des coûts de financement, aux contraintes de dépenses à court terme et à l’effet de levier externe élevé, avec des perspectives économiques solides, un soutien solide des donateurs et une réduction attendue des déséquilibres budgétaires et externes.

L’agence de notation prévient toutefois de pouvoir abaisser les notes au cours des 12 prochains mois si les déficits budgétaires ne reculent pas comme escomptés, ou si une montée prononcée des tensions sociopolitiques ou des risques sécuritaires entravent la stabilité économique. De plus, les notations seraient sous pression si les déséquilibres externes devaient persister et si l’endettement externe ne diminuait pas tel qu’actuellement prévu.

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Dans un scénario plus positif, l’agence dit pouvoir relever les notes si la position budgétaire du pays se renforçait plus que prévu. Et d’expliquer que cela pourrait se produire si les améliorations découlaient d’une augmentation des recettes publiques. De plus, une baisse plus importante que prévue des déséquilibres extérieurs et des besoins de financement pourrait également favoriser une action positive de la notation.

Perspectives stables pour le pays du président Ouattara

L’activité économique ivoirienne devrait rester solide sur la période 2023-2026. La croissance du PIB réel du pays devrait se maintenir à une moyenne de 6,5 % sur cette période, soutenue par d’importants investissements dans les infrastructures, l’augmentation de la production pétrolière et minière, ainsi que le soutien solide des donateurs.

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Néanmoins, les déséquilibres budgétaires et extérieurs resteront élevés et ne devraient se réduire que progressivement, note l’agence. L’endettement externe et les coûts de financement ont augmenté rapidement ces dernières années, puis ont été exacerbés par les retombées de la guerre russo-ukrainienne. Cela limite la capacité du pays à absorber les chocs, explique-t-elle.

Cependant, le gouvernement du président Alassane Ouattara a un accès aisé aux financements concessionnels grâce à de solides relations avec les bailleurs de fonds. En ce sens, l’agence cite l’exemple notoire récent : en avril 2023, la Côte d’Ivoire et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus à un accord au niveau des services sur un programme de 42 mois qui comprend un financement de près de 3,5 milliards de dollars, soit environ 400 % de la quote-part du pays. Le conseil d’administration du FMI devrait donner son approbation finale dans les semaines à venir. Nous pensons également que l’engagement des autres partenaires multilatéraux et bilatéraux doit rester fort.

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Pour S&P, le soutien solide des donateurs et l’adhésion à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) fournissent des tampons supplémentaires et atténuent les pressions extérieures, même s’ils limitent la flexibilité de la politique monétaire.

La Côte d’Ivoire dispose désormais d’une notation de crédit auprès de l’ensemble des trois agences internationales, à savoir Standard and Poor’s (BB-/stable), Moody’s (Ba 3/stable) et Fitch (B+/positive), en ligne avec les meilleures pratiques internationales pour les pays émergents.

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