Enseignement supérieur : ce que Abdellatif Miraoui veut changer

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Crise des étudiants en médecine : Miraoui appelle à la médiation parlementaireLe ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Abdellatif Miraoui © DR

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Lors de la séance des questions orales tenue lundi à la Chambre des représentants, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Abdellatif Miraoui, a fait le point sur la situation de l’enseignement supérieur au Maroc et les avancées de la réforme, notamment en ce qui concerne le nouveau statut du corps des enseignants-chercheurs. Les détails.

Abdellatif Miraoui avance sur son programme de réforme, qui entrera en vigueur à partir de la prochaine rentrée universitaire. Interrogé lundi sur le dossier du statut des enseignants-chercheurs, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation s’est montré rassurant, soulignant que le projet est en train d’être finalisé et qu’il devrait voir le jour dans les semaines à venir.

Miraoui a également précisé que ce décret visera surtout à récupérer les compétences marocaines établies à l’étranger, en leur permettant de passer des concours afin de décrocher des postes dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Car selon lui, il s’agit de l’un des grands chantiers prioritaires sur lesquels son ministère travaille, conformément aux hautes orientations royales.

Et parmi les autres mesures mises en place : l’actualisation et la promotion du Forum international des compétences marocaines à l’étranger (FINCOME), dont le but est d’aider les universités marocaines à traiter avec les compétences marocaines pour qu’elles puissent postuler pour des postes d’enseignement supérieur et de recherche au Maroc.

Lire aussiAbdellatif Miraoui : «Il ne s’agit pas d’une énième réforme, mais plutôt d’une autre manière de conduire les réformes»

Les licences seront changées à la rentrée prochaine

Le département de Miraoui s’attaque aussi à la réforme des licences. Une vingtaine d’entre elles ont été relookées pour qu’elles soient adaptées au niveau de la formation, des langues, de la recherche scientifique, ainsi qu’au contexte et à l’évolution scientifique, économique et industrielle du pays.

Selon ses dires, cette démarche vise à impulser une dynamique à ces nouvelles licences, sachant que certaines d’entre elles n’ont fait l’objet d’aucune modification au cours des 20 dernières années. Elle a d’ailleurs été menée en partenariat avec l’ensemble des départements ministériels concernés et avec la participation d’un laboratoire de recherche scientifique.

Outre le cycle de la licence, celui du doctorat a lui aussi été révisé, avec un intérêt particulier accordé à l’apprentissage des langues, dont l’anglais.

L’intelligence artificielle entre dans l’enseignement supérieur

Alors qu’elle touche tous les secteurs et domaines possibles et imaginables, l’intelligence artificielle (IA) va envahir le secteur de l’éducation, qui est depuis longtemps un grand champ de promesses pour les usages de l’IA.

Dans ce sens, Abdellatif Miraoui a annoncé l’intégration de certains nouveaux modules dédiés à l’IA dans le cursus universitaire. Désormais, elle sera comprise dans toutes les spécialités du cycle de la licence et pour développer un enseignement sur mesure, le cahier des normes pédagogiques nationales de la licence et le cahier national des normes scientifiques du doctorat seront adaptés à cet effet.

Lire aussi : Enseignement supérieur : signature d’un accord entre le gouvernement et le syndicat

Parmi les autres nouveautés annoncées par Miraoui, on cite celle relative au système de formation en alternance. Devant les députés de la Chambre des représentants, le ministre a expliqué que les étudiants auront la possibilité de suivre à la fois des cours et en même temps une formation liée à l’emploi qu’ils auront choisi afin de réussir l’adéquation entre la formation et le marché de l’emploi.

Enfin, le ministre a évoqué la question du logement universitaire. Après avoir reconnu la faible capacité d’accueil (93.000 lits pour 1.250.000 étudiants et étudiantes au niveau national, dans 24 cités universitaires, 31 internats et 17 résidences étudiantes privées), il a fait savoir que 300.000 lits supplémentaires seront créés d’ici 2030. Et pour y arriver, le ministre a lancé un appel au secteur privé, l’invitant à s’associer à cette opération dans le cadre d’un partenariat public-privé.

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