Impériales : les médias, une force et une influence
Lors du panel organisé ce 22 septembre dans le cadre de l'événement "Les Impériales 2022" © LeBrief
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“Les Impériales” est de retour cette année, avec une nouvelle vision, de nouvelles perspectives et surtout de nouveaux débats. Faire du digital un pôle central de la communication et transporter la marque « Made in Morocco » vers de nouveaux horizons sont deux des objectifs principaux de ce rassemblement des professionnels des médias, de la communication, du digital et du marketing. En outre, les « Impériales » permet à ces représentants d’exprimer leurs idées et de confronter leurs différentes problématiques, d’exposer leur savoir-faire et de promouvoir leurs talents.
Pour cette 4? journée, les sujets de débat ont porté sur les grandes tendances de consommation, média et d’influence, le discours publicitaire au Maroc, le tourisme comme un instrument de Soft-power, en tant que plateforme de projection à l’international, ainsi que les progrès technologiques.
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Les médias et l’influence
Le pouvoir des médias est certainement reconnu à l’échelle internationale. Ce n’est pas par hasard qu’ils représentent le quatrième pouvoir, après les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Au Maroc, l’audiovisuel est certes en progrès par rapport aux années précédentes, mais les spécialistes estiment qu’il peut être amélioré.
Selon Mustapha Mellouk, producteur et expert dans le domaine des médias et de la production audiovisuelle, «ce qui a beaucoup manqué à notre secteur, ce sont des politiques publiques engagées. Aussi, un autre obstacle que rencontre ce secteur est l’évolution technologique. Au Maroc, le domaine des médias et de l’audiovisuel en particulier fait face à une ère marquée par l’explosion du digital, mais avec une posture de consommateur seulement. Prenons l’exemple des autres domaines, tels que l’énergie, l’agriculture et autres. Ces derniers ont évolué grâce à des plans et des stratégies monstres, et surtout une ambition, chose qui manque au secteur de l’audiovisuel marocain». Il ajoute : «en termes de contenu, il faut qu’il y ait des visions « Outside the box » et sortir des engagements traditionnels pour s’adapter au public, avec toutes ses tranches d’âge».
S’agissant de la communication et la promotion de la marque Maroc, Abdelmalek Alaoui, économiste et directeur général du conseil de Guépard Groupe, société de conseil en stratégie, explique qu’il existe deux éléments qui sont importants. Il s’agit d’abord de la marque Maroc à l’international, ainsi que la marque Maroc sur le plan national. «La communication est un métier. Choisir une couleur, un marché ou autres fait partie de la communication de n’importe quelle marque pour être promue. À mon avis, ce n’est pas un investissement public qui va faire la différence, mais plutôt de créer les bonnes conditions pour une communication réussie», précise-t-il. Promouvoir la marque Maroc, c’est commencer par sa communication interne, entre ses différents acteurs et organismes.
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La culture au service de la communication
La culture passe par la communication, avec ses différentes formes. Et vice-versa. Au Maroc, le discours publicitaire est indissociable de la culture, puisqu’il s’adresse à une population caractérisée par une grande diversité socio-culturelle.
Lamia Ajana, directrice générale adjointe à l’agence publicitaire Shem’s, souligne que «la culture et la société vont de pair. Le plus important dans le métier de la communication et la publicité, c’est de se dire que la production finale a touché émotionnellement le consommateur marocain à travers un élément qui fait référence à la culture».
Enfin, « Les Impériales » représente une réelle passerelle entre les professionnels du secteur et les nouvelles générations pour comprendre les enjeux du présent dans le domaine de la communication.
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