D’une crise sanitaire à une autre !
«L’âme est la même chez toutes les créatures vivantes, même si leurs corps sont différents» Hippocrate.
Le monde connaît actuellement une multiplication de crises qui risquent d’anticiper la 6ᵉ extinction, comme l’avait prédit Elizabeth Kolbert dans son livre paru en 2014, et dont l’homme serait la principale cause. Dans tous ces dangers qui nous guettent, l’homme joue un rôle central, soit par son ignorance, soit par son obstination et son entêtement.
Nous continuons à ignorer que nous vivons dans un monde, où tout est intelligence, et nous continuons à nous obstiner à détruire la planète par des comportements irrationnels qui aggravent le dérèglement climatique. Et pour ne pas arranger les choses, certains dirigeants continuent à prôner la destruction massive pour gagner des conflits qui pourraient se régler autrement.
Les origines du Monkeypox
Concentrons-nous sur la nouvelle crise sanitaire qui se profile à l’horizon dénommée « Monkeypox » ou la variole du singe, maladie endémique en Afrique subsaharienne. Le virus a été découvert pour la première fois en 1958 au Danemark, chez des singes de laboratoire qui présentaient des éruptions cutanées typiques de la maladie. Ce virus peut infecter également une grande variété de mammifères, dont des rongeurs et des humains. Le premier cas humain a été détecté en 1970 en République démocratique du Congo.
L’homme peut contracter la maladie suite à un contact avec un animal infecté (morsure, griffure, ou par des fluides biologiques), ou par une viande mal cuite. La transmission interhumaine se fait par voie aérienne grâce aux gouttelettes respiratoires suite à un contact prolongé, ou suite à des rapports sexuels. Il ne faut pas non plus négliger une transmission par des surfaces contaminées par des fluides biologiques.
Le taux de mortalité est de 1 à 10%, en fonction de la zone géographique d’Afrique d’où provient le virus. Ce taux peut augmenter chez les personnes immunodéprimées.
Déjà en 2018, des cas de cette affection importés du Nigeria ont été recensés en Angleterre, en Israël et à Singapour.
Communiquer et prévenir
Comme pour la crise de la Covid-19, notre pays devrait être vigilant, adopter une communication plus rationnelle et « prédictive ». « Comprendre plus pour risquer moins », doit en être le leitmotiv.
La prévention est aussi un maillon important de la chaîne. En effet, dans plusieurs régions de notre pays, les populations rentrent en contact avec les singes : Ouzoud dans la province d’Azilal, la forêt d’Ifrane, les singes dans les « halqas » des places publiques. Il ne faut surtout pas céder à la panique ni exclure ces régions comme destinations touristiques. Mais il y a un rôle que les autorités sanitaires, les agents des eaux et forêts, et les guides touristiques doivent jouer : ANTICIPER ET COMMUNIQUER.
La prévention joue un rôle essentiel, comme la prise en charge thérapeutique, l’isolement et la vaccination des cas confirmés et leurs contacts (stratégie en anneau).
Par ailleurs, depuis l’éradication de la variole, le vaccin contre cette maladie n’est plus administré, mais il pourrait sortir des congélateurs pour lutter contre les cas de Monkeypox, notamment un vaccin atténué modifié de la souche Ankara et approuvé pour la prévention de la variole du singe en 2019.
Pour le moment, en cas d’apparition de symptômes grippaux et de toux, il faut consulter son médecin de famille. La possibilité de faire des tests PCR sera ouverte au Maroc prochainement.
Les moyens de protection sont à portée de mains. Il faut continuer à se laver fréquemment, ne pas rentrer en contact avec une personne malade qui présente des lésions cutanées spécifiques de la maladie sans porter des gants. Et toute personne qui tousse doit porter un masque. Le masque doit toujours rester à disposition et les professionnels de santé doivent continuer de le porter au sein de leurs lieux de consultation.
Enfin, « la prévention est une sage précaution qui préserve de l’incertitude de guérison ».
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