Investissement public et privé : Mounir Jazouli prône une stratégie pour inverser la répartition actuelle

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A en croire, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, le taux d’investissement au Maroc est l’un des plus élevés au monde, représentant 30% du produit intérieur brut (PIB) alors que la moyenne mondiale est de 20%.
En réponse, lundi 11 janvier ,à une question d’actualité à la Chambre des représentants sur »la promotion des investissements au Maroc », le ministre a expliqué que ce taux important a contribué à la réalisation d’un saut qualitatif en matière d’infrastructures, notamment les réseaux autoroutiers, le train à grande vitesse (TGV) ou encore le port Tanger-Med.
Il a, souligné dans ce sens, que ces transformations ont permis d’attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et ont contribué à la création d’une structure industrielle nationale dans des domaines importants tels que le secteur aéronautique et l’industrie automobile. Malgré cela, poursuit M. Jazouli, le secteur privé ne contribue qu’à hauteur d’un tiers du total de ces investissements.
Parvenir à un décollage économique, à même de créer des emplois et de la valeur ajoutée dans le pays, nécessite de mettre en place une nouvelle stratégie qui vise d’abord à inverser la répartition actuelle entre investissement public et investissement privé et à stimuler l’investissement privé afin d’atteindre, d’ici 2035, en moyenne les deux tiers de l’investissement total (comme stipulé dans le Nouveau modèle de développement), a-t-il ajouté.
Des défis persistent
Cela nécessite également de préserver la dynamique positive de l’investissement étranger et d’orienter les investissements vers la réalisation des priorités stratégiques du pays liées à la création d’emplois, l’augmentation de la valeur ajoutée, la réalisation de la justice spatiale dans la répartition des investissements et la réalisation de la souveraineté nationale, a-t-il expliqué.
D’autre part, le ministre a fait savoir que le Maroc a réalisé, au cours des 20 dernières années, plusieurs exploits en matière d’amélioration du climat des affaires «qui ont contribué à faire du Maroc une destination d’investissement mondialement reconnue». Afin d’accomplir plus de progrès dans ce domaine et de le faire avancer, le ministre a, par ailleurs, mis en avant la nécessité de relever plusieurs défis, notamment en ce qui concerne l’immobilier, les procédures administratives, les coûts de l’énergie, le capital humain, le financement, les infrastructures, la logistique, les transports, les marchés publics.. «soit des problématiques globales dans lesquelles de nombreux éléments interviennent», a-t-il souligné. Et de soutenir que «c’est là où réside le rôle joué par le ministère de tutelle pour assurer la convergence entre tous les acteurs en vue d’améliorer le climat des affaires».
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