Agriculture : l’irrigation localisée en plein essor
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Le Maroc, pays aux ressources hydriques limitées, mise sur l’innovation pour répondre aux défis du stress hydrique et booster la compétitivité de son secteur agricole. Avec plus de 850.000 hectares de terres équipés en systèmes d’irrigation localisée, le Royaume déploie une stratégie ambitieuse pour optimiser la gestion de l’eau et moderniser ses infrastructures hydro-agricoles. Entre économies d’eau, efficacité énergétique et investissements régionaux, le modèle marocain offre des perspectives prometteuses pour une agriculture durable.
Des résultats concrets grâce à l’irrigation localisée
Depuis 2020, le Maroc a équipé 250.500 hectares supplémentaires en irrigation localisée, portant la superficie totale à 850.000 hectares. Ce système, qui inclut le goutte-à-goutte, la micro-aspersion et l’irrigation enterrée, offre des avantages multiples. «En apportant l’eau directement là où elle est nécessaire, cette méthode réduit les pertes par évaporation et ruissellement, permettant d’économiser jusqu’à 50% d’eau par rapport à l’irrigation traditionnelle », explique l’agronome, Nizar Loubane.
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En plus d’optimiser l’utilisation de l’eau, cette technique réduit les besoins énergétiques liés au pompage et double la valorisation économique du mètre cube d’eau, assurant une rentabilité accrue pour les agriculteurs.
Une mobilisation régionale : focus sur les projets phares
Les efforts se concentrent dans plusieurs régions stratégiques :
– Fès-Meknès : Avec des projets d’envergure comme l’aménagement de la plaine de Saïss (9 MMDH, 81% réalisés) et le Moyen Sebou Inaouen Aval (99% achevé), cette région incarne la modernisation hydro-agricole.
– Rabat-Salé-Kénitra : La plaine du Gharb bénéficie d’une enveloppe de 7 MMDH, tandis que la modernisation des réseaux d’irrigation avance à 43%.
– Drâa-Tafilalet et Souss-Massa : Ces zones, confrontées aux effets du changement climatique profitent de projets spécifiques comme le PDIAAI-CC (96% achevé) et le programme de résilience (15% réalisé).
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L’année 2025 s’annonce cruciale avec un budget total de 2,9 MMDH alloué à divers projets hydriques. Parmi eux, le Programme national d’économie d’eau en irrigation (PAPNEEI2) à Tanger-Tétouan-Al Hoceima affiche un taux de réalisation de 93%, tandis que la modernisation des systèmes collectifs dans l’Oriental mobilisera 342,21 MDH supplémentaires.
Ces investissements, répartis sur l’ensemble du territoire, visent à pérenniser les acquis et préparer l’agriculture marocaine aux défis futurs.
Une agriculture durable, un impact économique assuré
Au-delà des bénéfices environnementaux, ces projets génèrent des retombées socio-économiques majeures. « Ils favorisent la création d’emplois, réduisent la pauvreté rurale et améliorent les conditions de vie des agriculteurs », souligne Nizar Loubane. À terme, la stratégie marocaine pourrait servir de modèle pour d’autres pays confrontés aux défis du stress hydrique.
Avec des ambitions claires et des résultats tangibles, le Maroc démontre qu’une gestion intelligente de l’eau peut être un moteur de développement agricole et de résilience face aux changements climatiques.
Philippe Rocard décrypte les mutations de l’assurance, entre financiarisation, climat, IA, numérique et émergence de nouvelles solutions de couverture.
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