Gouvernement El Mansouri : la CM-TPME appelle à placer les TPE-PME au cœur des priorités
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Dans un communiqué, la Confédération estime que la nouvelle étape institutionnelle ouverte après les élections législatives du 23 septembre doit permettre de transformer les engagements électoraux en mesures gouvernementales concrètes, assorties de mécanismes de mise en œuvre, de calendriers et de moyens budgétaires.
Un poids majeur dans le tissu économique
La CM-TPME souligne le rôle central des TPE-PME et des auto-entrepreneurs dans l’économie nationale. Selon la Confédération, ces catégories représentent plus de 98% du total des entreprises marocaines.
Au-delà de leur poids numérique, elles participent à la création d’emplois, à la génération d’activité économique et au développement des territoires. Elles contribuent également, selon la CM-TPME, à la paix sociale et à la promotion de l’entrepreneuriat.
Pour la Confédération, cette importance économique et sociale doit se traduire par une politique publique cohérente, durable et adaptée aux réalités rencontrées par les petites structures. La constitution d’un nouvel exécutif est ainsi considérée comme une occasion de donner une nouvelle impulsion aux politiques publiques destinées à ces acteurs.
La CM-TPME rappelle avoir transmis, pendant la campagne des élections législatives, un mémorandum aux différentes formations politiques, consacré à 13 revendications prioritaires en faveur des TPE-PME et des auto-entrepreneurs.
L’objectif affiché était de faire évoluer les préoccupations des entrepreneurs au-delà des déclarations et des promesses électorales, pour parvenir à des engagements formels et vérifiables. La Confédération avait notamment demandé aux partis de préciser, pour chacune des propositions, les mécanismes de mise en œuvre, les échéances ainsi que les moyens budgétaires nécessaires.
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Le communiqué indique que plusieurs formations politiques, notamment le Parti du progrès et du socialisme (PPS), le Parti de l’Istiqlal et le Parti marocain libéral, ont manifesté leur soutien aux 13 propositions portées par la CM-TPME.
Du temps des promesses à celui de la mise en œuvre
Avec la fin du processus électoral et la perspective de la formation du nouveau gouvernement, la Confédération estime qu’une nouvelle phase doit désormais s’ouvrir. Elle appelle ainsi la cheffe du gouvernement à prendre en compte les 13 revendications dans l’élaboration du prochain programme gouvernemental.
La CM-TPME souhaite également que les problématiques propres aux TPE-PME et aux auto-entrepreneurs soient intégrées avant la finalisation du nouvel exécutif, notamment au niveau des départements ministériels concernés et dans la préparation du projet de loi de finances (PLF) 2027. La Confédération insiste ainsi sur la nécessité de passer des engagements à des décisions opérationnelles et mesurables.
Pour la CM-TPME, les difficultés rencontrées par les petites entreprises ne peuvent être traitées par un seul département ministériel. Elles concernent plusieurs domaines de l’action publique, notamment l’économie et l’entrepreneuriat, l’investissement, les finances et la fiscalité, l’emploi et la protection sociale.
Sont également concernés le commerce et le développement économique, l’industrie, l’artisanat, l’innovation et la transformation numérique, la commande publique, l’export et l’internationalisation, ainsi que le financement et l’accès au crédit.
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Face à cette diversité de problématiques, la Confédération plaide pour une coordination gouvernementale effective et transversale. Cette approche devrait, selon elle, éviter la dispersion des politiques publiques et assurer une meilleure cohérence des mesures destinées aux TPE-PME et aux auto-entrepreneurs.
Des engagements accompagnés d’indicateurs
La CM-TPME propose par ailleurs une méthode précise pour assurer le suivi des 13 revendications. Pour chacune d’elles, la Confédération préconise de définir l’engagement gouvernemental, le département ministériel responsable, ainsi que le mécanisme juridique ou réglementaire nécessaire. Elle demande également que soient fixés un calendrier de mise en œuvre, les moyens budgétaires et financiers mobilisés et des indicateurs permettant d’évaluer les résultats obtenus.
Cette démarche pourrait, selon la Confédération, déboucher sur la mise en place d’un véritable tableau de bord national consacré aux engagements en faveur des TPE-PME et des auto-entrepreneurs.
La CM-TPME se dit enfin disposée à présenter au nouveau gouvernement le contenu détaillé de son mémorandum ainsi que les mécanismes qu’elle propose pour mettre en œuvre ses revendications. Elle souhaite l’instauration d’un dialogue institutionnel structuré et permanent entre les pouvoirs publics et les représentants des TPE-PME et des auto-entrepreneurs. Ce dialogue devrait permettre non seulement de contribuer à la définition des politiques publiques, mais également d’en assurer le suivi et l’évaluation.
Pour la Confédération, la formation du nouveau gouvernement constitue ainsi une opportunité d’ouvrir une nouvelle étape dans les relations entre les pouvoirs publics et les petites entreprises. La CM-TPME résume sa position en estimant que les TPE-PME et les auto-entrepreneurs attendent désormais « des engagements, des mécanismes, des délais et des résultats ».
Les livraisons de ciment ont atteint 1,46 million de tonnes en septembre, en hausse de 19,3% sur un an, portant la progression annuelle à 1,17%.
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