Prison locale Tanger 2 : un détenu entame une grève de la faim
Prison locale Tanger 2 © DR
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La direction de la prison locale Tanger 2, gérée par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), a annoncé lundi 7 septembre 2026 avoir refusé la requête d’un détenu, identifié uniquement par ses initiales, qui souhaitait obtenir une cellule individuelle au sein de l’infirmerie afin de poursuivre ses études.
L’établissement a précisé appliquer désormais le protocole prévu pour l’encadrement des grèves de la faim en milieu carcéral.
Le même jour, le prisonnier avait remis un avis signalant le début de son jeûne de protestation, après avoir dénoncé, dans des publications que la direction souhaite rectifier, son impossibilité de disposer d’un espace individuel « pour mener ses études dans des conditions décentes ».
L’administration lui a répondu que les places disponibles à l’infirmerie restent réservées aux détenus souffrants et que tout placement y est soumis à une prescription médicale.
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Deux alternatives écartées par le détenu
Comme lors d’une précédente sollicitation, deux options lui avaient été soumises : un changement de cellule individuelle dans un autre quartier de l’établissement, malgré la densité carcérale qui y règne, ou bien un transfert vers un centre pénitentiaire situé non loin de Rabat, ce qui l’aurait rapproché de son université et de l’enseignant supervisant ses recherches.
Le détenu a refusé ces deux propositions et a persisté dans son refus de s’alimenter.
Avant cette déclaration, il partageait avec deux codétenus une pièce de 40 mètres carrés réunissant, selon la direction, l’ensemble des conditions nécessaires à la poursuite de sa scolarité.
La DGAPR avait déjà accédé à une demande similaire du même détenu, alors transféré à la prison locale d’Oujda pour se rapprocher de la faculté où il suivait un master.
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