Dessalement : l’espagnol Cox veut renforcer son ancrage au Maroc
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Le groupe énergétique espagnol Cox affiche ses ambitions sur le marché marocain de l’eau et de l’énergie. L’entreprise dirigée par Enrique Riquelme explore une participation à la future station de dessalement de Tanger, un projet stratégique destiné à renforcer la sécurité hydrique du nord du Royaume avec une capacité annoncée de 150 millions de mètres cubes d’eau par an.
Selon des informations issues de la presse économique espagnole spécialisée, Cox a engagé des démarches auprès des autorités marocaines afin de prendre part à la procédure de sélection du futur opérateur. Le projet sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) piloté par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Le partenaire retenu devra assurer le financement, la construction ainsi que l’exploitation de l’infrastructure.
L’ONEE a lancé en avril une procédure pour sélectionner un conseiller chargé de l’accompagnement technique, financier et juridique du projet. Cette étape doit permettre d’accélérer la mise en œuvre de la station, dont l’entrée en service est prévue entre fin 2028 et 2029. À ce stade, aucun opérateur n’a toutefois été officiellement désigné.
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Un portefeuille international important
La future station de Tanger s’inscrit dans un contexte de pression croissante sur les ressources en eau. La région dépend principalement des barrages Ibn Battouta et Kharroub, ainsi que de ressources souterraines limitées. Les épisodes successifs de sécheresse ont réduit les réserves disponibles et renforcé le recours au dessalement comme levier de sécurisation de l’approvisionnement en eau potable.
Cox dispose déjà d’une présence au Maroc. En 2025, le groupe a conclu un accord avec le ministère de l’Agriculture portant sur l’extension de la capacité de la station de dessalement d’Agadir. Le projet prévoit l’ajout de 125.000 mètres cubes par jour aux 275.000 mètres cubes déjà installés, portant la capacité totale à 400.000 mètres cubes quotidiens. Il comprend également la construction d’un parc éolien de plus de 150 MW, pour un investissement global annoncé de 250 millions d’euros sur la période 2025-2027.
Le groupe espagnol revendique un portefeuille international comprenant plusieurs actifs hydriques, des infrastructures énergétiques et des réseaux électriques. Cette expertise intervient alors que le Maroc ambitionne d’atteindre 1,7 milliard de mètres cubes d’eau dessalée par an à l’horizon 2030, avec l’objectif de couvrir une part importante des besoins en eau potable grâce à cette technologie.
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