Merzouga : experts et décideurs tracent les priorités de l’IA
Photo prise lors du Rally IA Future Lab à Merzouga © Ayoub Jouadi / LeBrief
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En marge du Rally IA Future Lab, un panel réunissant Faiza Berkchi (experte en IA et réglementation au sein de la CNDP), Mohammed El Hallabi (chargé de mission au sein du cabinet de la ministre de la Transition Numérique), Youssef Mrabet (CTO chez Nokia Afrique du Nord) et Doha Habib Allah (chercheuse en IA à l’EUROMED) a mis en lumière les priorités pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle au Maroc.
Au cœur des échanges : la question de la souveraineté. Pour Mohammed El Hallabi, la priorité passe par le développement d’infrastructures et d’écosystèmes intégrés, à travers notamment les instituts Al Jazari, conçus pour relier recherche, startups et industrie, et favoriser l’émergence de solutions 100% marocaines.
Du côté académique, Doha Habib Allah a insisté sur les défis liés à la donnée et à la capacité de calcul, soulignant que « la difficulté d’accès à la data reste un frein » à l’implémentation concrète des algorithmes, malgré le potentiel des talents nationaux.
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Pour Youssef Mrabet, la souveraineté ne peut être envisagée sans une base solide en cybersécurité. « On ne peut pas parler d’IA souveraine sans infrastructure et sans sécurité », a-t-il affirmé, alertant sur les risques liés aux fuites de données et aux attaques.
Enfin, Faiza Berkchi a rappelé l’importance du cadre réglementaire, appelant les porteurs de projets à intégrer dès la conception les principes de protection des données. « Penser à la conformité dès le départ permet d’éviter des pertes de temps et de garantir la durabilité des solutions », a-t-elle souligné.
Un consensus se dégage ainsi autour de quatre priorités : infrastructures, talents, données et régulation, comme fondements d’une IA marocaine durable.
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