Budget 2026 : un bouclier de 20 milliards de dirhams face aux turbulences internationales
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Le gouvernement prévoit de porter de 20 milliards de dirhams le budget 2026 afin de limiter les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie nationale, de préserver le pouvoir d’achat et de maintenir le déficit public autour de 3% du PIB, selon les éléments communiqués par l’exécutif.
Cette enveloppe supplémentaire doit permettre d’absorber les retombées d’un choc énergétique extérieur en vue de la dépendance du Maroc aux importations de pétrole, de gaz et de charbon, et de l’absence d’un outil national de raffinage. Elle servira notamment à financer la poursuite des subventions au gaz butane, aux transports publics et à l’électricité, trois postes jugés essentiels pour contenir la pression sur les ménages.
Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, avait déjà indiqué que la stabilisation des tarifs de l’électricité et du transport collectif mobilisait environ 648 millions de dirhams par mois. Le gouvernement entend donc renforcer ses marges de sécurité afin de faire face à d’éventuelles prolongations des perturbations géopolitiques et à leurs répercussions sur le marché intérieur.
Lire aussi : Déficit budgétaire de 15,5 MMDH à fin avril 2026
Un déficit potentiellement ramené à 3% du PIB
Cette rallonge budgétaire doit également couvrir les dépenses liées aux inondations qui ont touché le nord du pays durant l’hiver, ainsi que d’autres charges imprévues liées au contexte international. Malgré ces aléas, l’exécutif reste confiant dans une amélioration de la conjoncture, avec une croissance attendue de 5,3% en 2026, après 4,6% l’année précédente, soutenue par le rebond agricole consécutif à des pluies abondantes.
Sur le plan des équilibres macroéconomiques, le Maroc vise un déficit ramené à 3% du PIB et une dette publique à 66% du produit intérieur brut. Le gouvernement mise sur la reprise de l’activité et sur de meilleures recettes fiscales pour concilier soutien social, sécurité énergétique et discipline budgétaire.
Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.
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