Exportations tomates : le Maroc serre la vis pour calmer les prix
Image d'illustration de tomates © DR
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Le Maroc a décidé de suspendre ses expéditions de tomates vers plusieurs pays africains et de limiter partiellement les volumes destinés au marché européen. Cette mesure sur les exportations tomates intervient alors que les prix ont fortement progressé sur le marché intérieur, atteignant jusqu’à 15 dirhams le kilogramme la semaine dernière.
Selon des informations concordantes issues du secteur, cette décision vise à desserrer la pression sur l’approvisionnement local et à contenir la hausse pour les ménages. Elle s’inscrit dans un contexte de vie chère où les produits alimentaires de base restent particulièrement sensibles, tant pour les consommateurs que pour les professionnels de la distribution.
Pourquoi les exportations tomates sont devenues un enjeu pour le marché local
La tomate occupe une place centrale dans la consommation quotidienne au Maroc et dans les filières agricoles tournées vers l’export. Quand l’offre se tend ou que la demande extérieure devient plus rémunératrice, les prix peuvent rapidement grimper sur les étals. En freinant une partie des sorties vers l’étranger, les autorités cherchent donc à réorienter davantage de volumes vers le marché national afin d’améliorer la disponibilité du produit.
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Cette décision illustre l’arbitrage permanent entre la préservation des recettes d’exportation et la protection du pouvoir d’achat. Le Royaume s’est imposé ces dernières années comme un fournisseur important de fruits et légumes frais, notamment vers l’Europe, grâce à la compétitivité de sa production et à la montée en puissance de plusieurs bassins agricoles. Mais lorsque les prix s’emballent localement, la priorité est souvent donnée à la stabilité du marché intérieur, en particulier pour les denrées largement consommées.
Selon le HCP, les chefs d'entreprise anticipent une hausse de leur activité au troisième trimestre 2026, dans le prolongement de la tendance observée au trimestre précédent.
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