TAQA Morocco accélère sa transition malgré un repli en 2025
Présentation des résultats annuels 2025 de TAQA MOROCCO, à Casablanca, le 1er avril 2026 © AYoub Jouadi/LeBrief
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TAQA Morocco a clos l’exercice 2025 sur des résultats en léger retrait, tout en confirmant l’accélération de sa stratégie de diversification bas carbone au Maroc. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 10,638 milliards de dirhams, en baisse de 2,2%, avec un résultat net consolidé de 1,275 milliard de dirhams et un résultat net part du groupe de 981 millions de dirhams, contre 1,053 milliard un an plus tôt.
Présenté au début d’avril 2026, ce bilan traduit un ralentissement modéré dans un contexte moins favorable, marqué par la baisse des prix du charbon, un effet défavorable de la parité dollar-dirham et une opération de maintenance sur l’Unité 6. Malgré cela, l’électricien privé a maintenu un taux de disponibilité élevé de 92,1%, une marge opérationnelle de 23% et un ratio dette nette sur EBITDA de 1,7, des niveaux qui soutiennent sa capacité d’investissement.
Vidéo © Ayoub Jouadi/LeBrief
TAQA Morocco mise sur le bas carbone et le couple eau-énergie
Au-delà des comptes, l’année 2025 marque surtout une inflexion stratégique plus visible. Le groupe a lancé la phase de construction du parc éolien de Boujmil, d’une capacité de 144 MW, avec une clôture financière attendue au deuxième trimestre 2026. Il poursuit aussi la structuration de nouvelles activités autour des métiers bas carbone, du dessalement, du transfert d’eau et plus largement du lien entre production énergétique et sécurité hydrique, devenu central pour le Royaume.
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Cette orientation s’inscrit dans une logique de changement d’échelle à horizon 2030. L’entreprise, historiquement identifiée à la production thermique, cherche désormais à élargir son profil industriel sans rompre avec ses fondamentaux de rentabilité. La production électrique a atteint près de 14.500 GWh en 2025, portée par la fiabilité du complexe de Jorf Lasfar et par le renforcement des outils de maintenance prédictive. En parallèle, le groupe avance sur son projet d’hydrogène vert, avec la signature de premiers contrats fonciers et le lancement d’études de faisabilité.
Les indicateurs financiers montrent que cette transformation se déroule sans déséquilibre majeur du bilan. L’endettement net ressort à un peu plus de 5,2 milliards de dirhams, tandis que le dividende proposé atteint 38 dirhams par action, en hausse de 3% sur un an. Ce choix traduit la volonté de préserver une rémunération régulière des actionnaires tout en finançant les nouveaux projets.
Pour accompagner cette feuille de route, le groupe a renforcé ses partenariats avec des bailleurs internationaux en vue de sécuriser le financement de ses infrastructures énergétiques et hydriques. Dans un secteur marocain en pleine mutation, entre souveraineté énergétique, pression climatique et besoins croissants en eau, TAQA Morocco cherche ainsi à démontrer qu’une transition progressive peut être menée sans rupture brutale de performance.
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