Nicola Fioravanti nous présente son Atlas Sentimental
Nicola Fioravanti expose à Bab Rouah jusqu'au 18 décembre 2025 © Nicola Fioravanti - Maroc Atlas Sentimental- Meknes 2024
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Vidéo by Ayoub Jouadi © LeBrief
C’est l’histoire d’un itinéraire que l’on suit dans la mémoire, dans la couleur et dans l’émotion. Nicola Fioravanti, photographe italien installé à Paris, nous invite à travers Maroc Atlas Sentimental à parcourir le Maroc comme on le fait en rêve, avec curiosité, instinct, cœur et amour. La Galerie Bab Rouah de Rabat devient l’aéroport de cette escale et chaque photographie est une halte, un souffle, un instant suspendu entre le sacré et le quotidien.

L’itinéraire commence par le sacré. Une image de la ville d’Errachidia, capturée dans un lieu autrefois destiné à la prière de Aïd al-Adha. Sur le mur peint en blanc, un nuage insolite semble murmurer une histoire. « Cet endroit avait été jugé maudit après la découverte d’un corps, mais suite à la diffusion de cette image, avec le nuage, interprété comme l’âme du défunt, certains y sont revenus », nous raconte Nicola Fioravanti. Il n’y a ni montage ni retouche, le nuage est vrai, l’instant authentique. C’est la photographie comme témoin silencieux, comme pont entre les vivants et les absents, entre l’homme et le sacré.

De cette atmosphère naît le voyage dans la tradition. Les marchés, les visages croisés au hasard d’une ruelle, la lumière qui tombe sur les objets du quotidien, car tout devient poésie. Chaque cliché capte le geste, la couleur, la respiration du Maroc. Le rouge des médinas, le bleu du nord, les ocres des villages… Fioravanti est coloriste et chaque nuance devient un guide émotionnel. Le spectateur se perd dans ces teintes, entre hier et aujourd’hui, entre mémoire et présent, comme si chaque image portait la mémoire d’un lieu et l’âme de ceux qui l’habitent.
La jeunesse d’un pays en plein devenir

Puis surgit la jeunesse. Les enfants jouent, courent, rient et leur énergie éclaire les clichés comme un feu fragile et puissant. Des scènes de football ou de vélo, des éclats d’univers, des instants de vie pure que le photographe saisit avec spontanéité. Ici, le Maroc vit à son rythme, vibrant et immédiat, loin du calme vieillissant des villes européennes où vit Fioravanti. La vitalité des jeunes devient un fil qui relie les générations et la mémoire des lieux.
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L’itinéraire se fait plus intime en pénétrant les villages reculés et les kasbahs oubliées. Dans ces espaces, la vie se déroule au rythme ancien, sans électricité, sans bruit mécanique, mais avec une dignité, une poésie qui frappe le visiteur. Une photographie d’une jeune fille, membre de la dernière famille habitant la kasbah, suspend le temps. Elle est le témoin vivant d’un Maroc que l’on croyait disparu, le symbole d’un patrimoine fragile.
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Puis le regard se tourne vers le Maroc contemporain, urbain et minimaliste. Casa Finance City et les villes modernes révèlent un autre visage. Des lignes épurées, architectures singulières, murs blancs, gris… la couleur est peu à peu remplacée. Fioravanti choisit de montrer ce que l’œil des habitants ignore parfois… la perte de la couleur dans nos vies.
En sortant de la galerie, le visiteur quitte un pays, touché par ses couleurs, ses visages, ses lumières et ses silences. Il revient transformé, avec la sensation d’avoir voyagé dans une mémoire, dans un amour pour un pays que l’on découvre avec la curiosité d’un étranger et la tendresse d’un proche.
Maroc Atlas Sentimental est ouvert au public jusqu’au 18 décembre 2025. Chaque photographie est une halte, chaque arrêt une invitation à continuer le voyage. Et ce voyage, à travers le Maroc de Fioravanti, est une expérience que l’on n’oublie pas.
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