On dit souvent que le football est un sport imprévisible. À Rabat, vendredi soir, il l’a été, mais pas pour les bonnes raisons. Le choc AS FAR-AHLY avait tout pour ressembler à un vrai match de Ligue des champions africaine : une ambiance énorme, deux équipes qui jouent gros. Bref, tout ce qu’on aime. Sauf qu’à la capitale, ce soir-là, tout a dérapé.
Sur le terrain, ça ressemblait d’abord à un vrai duel. Al Ahly garde le ballon, tranquille, comme d’habitude. Les joueurs de l’AS FAR, eux, courent, pressent, se battent sur chaque ballon. À la pause, les Militaires mènent grâce à un penalty tiré en deux temps.
Puis la seconde période remet tout à plat. Al Ahly égalise logiquement. Le Sénégalais Mendy, côté AS FAR, frôle le rouge. Et un deuxième but marocain est refusé. En l’absence de la VAR, la décision a mis tout le stade sous tension.
Et c’est là que tout part en vrille. Des bouteilles volent depuis les tribunes. Puis un objet en métal traverse l’air. Une spatule de maçon, oui oui, un vrai outil de chantier, qui atterrit juste à côté de Trezeguet (pas celui qui jouait avec Henry, hein, l’autre, l’Égyptien). Il le ramasse, tente de le montrer aux arbitres. Et là, scène surréaliste : des joueurs des de l’AS FAR essaient de l’en empêcher, comme si tant que personne ne voit l’arme du crime, le crime n’existe pas. Sauf que dans cette situation, les caméras filmaient tout. La suite ? Grosse bagarre, cris, confusion. Le match tombe dans le chaos.
Le pire, c’est qu’on avait un vrai match de foot. Un 1-1 logique, de bonnes actions, du rythme, un public chaud. Mais tout ça disparaît derrière les images de violence.
Alors oui, il faut se poser les bonnes questions. Comment un objet pareil peut entrer dans un stade qui va accueillir la CAN dans quelques semaines ? Où étaient les contrôles ? Et surtout, comment peut-on encore accepter que des matchs basculent dans un folklore aussi… ridicule ?
Voilà donc un triste résumé de cette soirée. Reste à savoir qui a eu l’idée de ramener une spatule au stade. En tout cas, ce n’était sûrement pas pour lisser l’image du football marocain.
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