Corruption électorale : un cadre plus rigoureux et des peines plus lourdes
Un électeur glisse son bulletin de vote dans une urne © DR
A
A
A
A
Pour renforcer la transparence et lutter contre la corruption électorale, le projet de loi organique relatif à l’élection des membres de la Chambre des représentants, adopté par le Conseil des ministres, introduit une série de mesures strictes.
Ainsi, le texte stipule que toute personne condamnée pour corruption ou ayant fait l’objet d’un jugement définitif de révocation d’un mandat électif ne pourra plus se porter candidate aux élections législatives.
De même, les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement, y compris avec sursis, notamment dans les cas de flagrant délit ou pour des infractions prévues par la loi n°57.11 relative aux listes électorales générales, seront également exclues de la candidature.
Lire aussi: Les partis politiques en marche pour les élections de 2026
D’ailleurs, les peines alternatives ne seront plus applicables aux délits électoraux. Ainsi, toute personne publiant ou distribuant, le jour du scrutin, des affiches, tracts ou tout autre document électoral, que ce soit directement ou par l’intermédiaire d’un tiers, s’expose à une peine de trois à six mois de prison et à une amende comprise entre 20.000 et 50.000 DH.
Ces dispositions s’appliquent également à la diffusion en ligne, que ce soit sur les réseaux sociaux, les plateformes numériques ou via l’intelligence artificielle.
Un cadre électoral adapté aux défis technologiques
Par ailleurs, le projet de loi vise également les agents de l’administration ou des collectivités territoriales. Ceux-ci risquent six mois à un an de prison et une amende de 50.000 à 100.000 DH s’ils distribuent du matériel électoral pour un candidat ou diffusent des contenus électoraux payants sur des sites ou plateformes étrangers.
Une attention particulière est aussi portée à la lutte contre la désinformation en ligne. Les auteurs de fausses informations, rumeurs ou contenus trompeurs, y compris via l’intelligence artificielle, encourent deux à cinq ans de prison et une amende de 50.000 à 100.000 DH.
Le texte prévoit également des sanctions sévères, pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, voire dix ans en cas d’usage d’arme, de destruction d’urnes électorales ou de toute forme d’intimidation visant les électeurs ou les candidats.
Les trottinettes électriques seront bientôt soumises à de nouvelles règles de circulation, des normes techniques renforcées et une campagne de sensibilisation.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Lotissements, groupes d’habitations et morcellements évoluent avec une nouvelle réforme visant à moderniser l’urbanisme, accélérer les procédures et protéger les citoyens.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026La Chambre des conseillers signe la version consolidée du Code de déontologie, réaffirmant son engagement en faveur de l'éthique et de la transparence parlementaires.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Akhannouch affirme que le Maroc renforce sa souveraineté alimentaire grâce aux investissements dans l'agriculture, l'eau et les énergies renouvelables.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Le Maroc figure au deuxième rang des pays hors Union européenne ayant reçu le plus de fugitifs extradés par l’Espagne depuis 2018, selon des données officielles.
Ilyasse Rhamir - 30 juin 2026Experts judiciaires, nouvelles règles disciplinaires, restitution des dossiers et précisions sur l’inscription au tableau national figurent parmi les changements adoptés.
Ilyasse Rhamir - 30 juin 2026Politique - Le gouvernement fait le point sur la réforme de l'enseignement supérieur et son impact sur la recherche scientifique.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le Conseil de gouvernement approuve des décrets sur la pêche continentale et les OPCVM pour une meilleure organisation sectorielle.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le CCG réaffirme son appui à la marocanité du Sahara lors de la 8e réunion ministérielle conjointe.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique – Comment la télémédecine transforme l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou enclavées ?
Sabrina El Faiz - 12 mars 2026Politique - Le CCG salue l'engagement du roi Mohammed VI lors de la réunion ministérielle conjointe. Un moment fort pour le Maroc et la région.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le ministre lance des projets pour renforcer la connectivité à Khénifra et améliorer les infrastructures routières locales.
Mouna Aghlal - 10 mars 2026