Essaouira : les dunes de sable menacent la ville et son écosystème
Vue d'en haut de la ville d'Essaouira © DR
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Les dunes de sable continuent leur avancée aux abords d’Essaouira, mettant en péril à la fois l’équilibre écologique et plusieurs zones urbaines. Certaines habitations ont déjà été ensevelies, suscitant une vive inquiétude chez les habitants et les autorités locales, qui tirent la sonnette d’alarme et demandent des solutions durables.
Selon Hicham Al-Kawtar, membre du Conseil municipal, les actions menées jusqu’ici restent limitées. « Ces interventions sont généralement saisonnières et provisoires. Elles cessent une fois les moyens épuisés, sans qu’une approche permanente ne soit réellement envisagée », explique-t-il. Si certaines techniques de suivi existent, elles peinent à montrer une efficacité durable face à l’ampleur du problème.
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Des solutions temporaires face à une urgence durable
Ville portuaire plusieurs fois centenaire, Essaouira, souvent surnommée la « perle de l’Atlantique », risque de voir ses paysages emblématiques défigurés. Pour de nombreux acteurs de la société civile, préserver ce patrimoine naturel et touristique doit devenir une priorité nationale.
« Nous espérons que les autorités prendront enfin des mesures radicales pour stopper l’avancée du sable. Essaouira ne peut pas continuer à subir des solutions partielles, surtout à l’approche d’événements d’envergure comme la Coupe d’Afrique des Nations ou la Coupe du Monde », insiste Younes Lassfar, militant local.
Au-delà de la menace immédiate, ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large. Dès 2019, un rapport des Nations Unies alertait déjà sur l’extraction anarchique du sable le long du littoral marocain, un fléau qui fragilise l’écosystème côtier et accélère l’érosion. Pour Essaouira, la recherche d’une réponse structurelle n’est plus un choix, mais une nécessité vitale pour préserver son avenir.
Des dons royaux ont été remis à des familles démunies, récitateurs du Coran, personnes handicapées et autres bénéficiaires, en marge du Moussem Moulay Abdellah à El Jadida.
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