Therabot : une IA éthique pour soulager la détresse mentale
Une représentation de l'intelligence artificielle © DR
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Face à la pénurie de professionnels en santé mentale, des chercheurs du Dartmouth College développent une intelligence artificielle nommée Therabot, destinée à épauler les patients dans leur parcours thérapeutique. Contrairement aux nombreuses applications non régulées qui envahissent déjà le marché, cette initiative se veut prudente et encadrée, avec une approche scientifique rigoureuse.
Depuis près de six ans, les concepteurs affinent leur outil, refusant toute précipitation. Leur objectif est de garantir la sécurité et l’efficacité du dispositif avant son déploiement. Pour entraîner Therabot, l’équipe a d’abord exploré des ressources existantes comme des retranscriptions de consultations et des vidéos pédagogiques, avant d’opter pour des simulations de dialogues élaborées manuellement.
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Des premiers résultats cliniques encourageants
Les premiers résultats cliniques sont prometteurs : ils suggèrent une amélioration de l’état de patients souffrant d’anxiété, de dépression ou de troubles alimentaires, comparativement à ceux n’ayant pas interagi avec l’outil. Un nouvel essai est d’ores et déjà en préparation, avec pour objectif de comparer les performances de l’IA à celles de thérapies menées par des professionnels de santé.
D’autres acteurs comme Earkick, avec son assistant Panda, défendent également leurs approches, tout en se heurtant à un manque de régulation claire. Si certaines applications se veulent utiles au quotidien, les experts rappellent que les cas graves exigent toujours une intervention humaine.
Pour Nick Jacobson et Michael Heinz, Therabot n’a pas vocation à remplacer les thérapeutes, mais à offrir une solution complémentaire, éthique et accessible, notamment pour les personnes en situation de précarité. Leur ambition est de développer un modèle à but non lucratif afin de garantir un accès équitable au soutien psychologique.
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