HCP : la croissance ralentit à 3,7% fin 2024

Ilyasse Rhamir

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Croissance : le HCP anticipe 4,7% au T2-2026Siège du HCP à Rabat © DR

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L’économie nationale a connu un ralentissement de sa croissance au quatrième trimestre 2024, atteignant 3,7% contre 4,2% un an plus tôt. Ce fléchissement s’explique par une baisse significative du secteur agricole et un essoufflement des activités industrielles, malgré une consommation intérieure encore dynamique.

Une production agricole en berne, un secteur industriel en perte de vitesse

L’agriculture, moteur essentiel de l’économie marocaine, a enregistré une contraction notable de 4,9%, accentuant la baisse de 4,7% de l’ensemble du secteur primaire. En parallèle, la pêche a connu un léger rebond de 0,8%, bien que loin de compenser la chute agricole.

Le secteur industriel a également montré des signes de ralentissement, sa croissance passant de 6,9% à 4,9%. Les industries extractives ont particulièrement souffert, progressant à seulement 6,5% après une hausse spectaculaire de 16,1% un an plus tôt. L’industrie manufacturière a suivi la même tendance avec une hausse limitée à 3,7% contre 7,4% auparavant. En revanche, le BTP a affiché un regain de dynamisme, progressant de 7% contre 2,9% précédemment.

Le tertiaire, pilier de la croissance

Les services ont continué à soutenir l’activité économique, avec une croissance de 4,2% contre 3,3% au quatrième trimestre 2023. L’hébergement et la restauration ont enregistré un bond de 12,8%, traduisant un dynamisme du tourisme. L’administration publique et la sécurité sociale ont vu leurs services progresser de 3,9%, tandis que le commerce et la réparation automobile ont connu une amélioration à 3,1%.

Cependant, certaines branches du tertiaire ont marqué le pas, notamment la recherche et développement (5,3% contre 5,9%) et les services financiers (4,3% contre 5,5%).

Lire aussi : Économie marocaine : performance ou stagnation ?

Une demande intérieure en perte de vitesse

La consommation des ménages a ralenti, avec une progression de 4,1% contre 5,1% un an plus tôt. De son côté, l’investissement est resté soutenu, progressant de 15,3%, bien qu’en léger retrait par rapport aux 16,6% enregistrés au quatrième trimestre 2023.

Un déficit commercial toujours pesant

Les importations ont bondi de 15,6%, creusant le besoin de financement de l’économie nationale, alors que les exportations n’ont progressé que de 9,2%. En conséquence, la contribution nette des échanges extérieurs à la croissance économique est restée négative, s’établissant à -5,2 points.

Une inflation maîtrisée mais un besoin de financement en hausse

L’inflation a ralenti, avec une hausse des prix limitée à 2,5% contre 4,2% un an plus tôt. Toutefois, le besoin de financement de l’économie nationale s’est aggravé, atteignant 3,2% du PIB contre 1,4% un an auparavant, sous l’effet d’un investissement soutenu et d’un ralentissement de l’épargne.

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