Temps de lecture : 5 minutes


Le secteur bancaire toujours résilient

Temps de lecture : 5 minutes

Catégorie Économie , Gros plan

Temps de lecture : 5 minutes

Malgré les conséquences de la pandémie du nouveau coronavirus, le secteur financier marocain démontre une résilience considérable. C’est ce qu’a relevé le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS) lors de sa douzième réunion. État d’avancement de la feuille de route inter-autorités de stabilité financière couvrant la période 2019-2021, risques systémiques pesant sur le système financier national… Le point sur la réunion du CCSRS.

Temps de lecture : 5 minutes

Ce mardi 29 décembre, le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques systémiques (CCSRS) a tenu sa douzième réunion au siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat. L’objectif était d’examiner l’état d’avancement de la feuille de route inter-autorités de stabilité financière couvrant la période 2019-2021, indique un communiqué. Lors de cette rencontre, le Comité a également analysé la cartographie des risques systémiques pesant sur le système financier national, dans le contexte actuel de crise sanitaire. Ainsi, les conclusions des réunions hebdomadaires de ses membres, tenues depuis le début de cette crise, ainsi que les indicateurs de suivi ont été inspectés.



 



Diagnostic du secteur financier



Le bilan montre que le secteur financier marocain est résilient, malgré la pandémie et ses répercussions économiques. Ainsi, compte tenu du contexte entaché de lourdes incertitudes sur l’évolution de la pandémie de la Covid-19, et suite à l’analyse de la situation du système financier au regard des tendances économiques et financières, observées et attendues, le Comité a relevé plusieurs constats.



Le premier porte sur la reprise de l’économie. Selon les prévisions de BAM, l’économie nationale devrait se contracter en 2020 de 6,6% en raison de la pandémie et des conditions climatiques défavorables. Le déficit du compte courant, quant à lui, devrait quasiment se stabiliser autour de 4,2% du PIB avant de s’établir à 3,3% en 2021 et 3,9% en 2022. Et ce, grâce à la reprise attendue de la dynamique des exportations, le raffermissement prévu des transferts des MRE et la reprise graduelle des recettes voyages. Dans ces conditions, les avoirs officiels de réserve ressortiraient en hausse à 321,9 milliards de dirhams à fin 2020 et se maintiendraient autour de ce niveau sur l’horizon de prévision, souligne le communiqué. Ceci permettra une couverture d’un peu plus de 7 mois d’importations de biens et services. En ce qui concerne le déficit budgétaire des finances publiques, il devrait se creuser à 7,7% du PIB en 2020 avant de diminuer à 6,5% et 6,4% en 2021 et 2022 respectivement. En revanche, la dette du Trésor devrait continuer à augmenter en 2020 à 76% du PIB puis à 77,5% en 2021 et 79,3% en 2022.



 



Les banques impactées par la crise



En matière de solvabilité, les banques, qui ont préservé au cours du premier semestre 2020 leurs fondamentaux, ont dégagé à fin juin 2020 un ratio moyen de 15,5%. Le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 était de 11,4%, supérieur au minima règlementaire. Le coussin de liquidité ressort, quant à lui, a atteint 176% à fin octobre, au-deçà du minimum règlementaire de 100%. En matière de rentabilité, le secteur a accusé à fin juin 2020 une baisse de 47% de son résultat net. À cet égard, le taux de créances en souffrance des banques à fin octobre s’est aggravé à 10,8% pour les entreprises non financières et à 9,2% pour les ménages contre respectivement 10,1% et 8% à fin 2019, ajoute le communiqué.



 



Arrêt sur le secteur assurances



En ce qui concerne le secteur des assurances, il a montré une croissance aussi bien en « vie » qu’en « non-vie ». Sur les dix premiers mois de 2020, son chiffre d’affaires s’est accru de 2,7% en glissement annuel, avec une progression de 1,4% pour la branche « vie » et 3,7% pour la « non-vie ». De plus, les placements des entreprises d’assurances ont augmenté de 4,4%, pour atteindre 192,4 milliards de dirhams. Le résultat net des sociétés d’assurances a, quant à lui, enregistré à fin juin 2020 une baisse de 25,2%. S’agissant des régimes de retraite, une forte accumulation des dettes implicites de la branche long-terme de la CNSS et du régime général du RCAR a été recensée. En ce qui concerne le régime des pensions civiles, géré par la CMR, l’épuisement des réserves est projeté pour 2029.



Malgré la crise, le marché des capitaux a été globalement stable au cours de ce deuxième semestre. Sur le marché boursier, le volume d’émission s’élève à 3 milliards de dirhams, en baisse de près de 70% par rapport à l’année 2019. Concernant l’industrie des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), leur actif net à fin novembre 2020 s’élève à 500,6 milliards de dirhams en augmentation de 9% en glissement annuel.



Notons que cette douzième réunion du Comité a été l’occasion pour faire le point sur l’état d’avancement des actions inscrites dans la feuille de route sectorielle relative à la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’action financière opérant dans la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans le secteur financier. Le communiqué a conclu en indiquant que le Comité continuera de suivre de près l’évolution de la situation. À cet effet, il a été décidé de maintenir les réunions régulières de ses représentants.


CRI

Charte de l’investissement : le soutien étatique fixé

Encourager l'acte d'investir. C'est le but ultime de la nouvelle Charte de l'investissement dont l'exécutif a amorcé la mise en œuvre à travers un premier décret d'application adop…
Viandes rouges : des mesures pour contrer la flambée des prix

Viandes rouges : des mesures pour contrer la flambée des prix

Ces deux dernières semaines, les prix de la viande rouge sont montés en flèche au Maroc. Dans les abattoirs, le prix de la viande ovine varie entre 90 et 100 DH le kilogramme (kg) …
Crise économique : le FMI évalue la performance du Maroc

Crise économique : le FMI évalue la performance du Maroc

La sécheresse et les conséquences économiques de l'invasion russe en Ukraine ont affecté l'économie marocaine en 2022. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour remédier…
SCRT : amélioration des recettes fiscales et non fiscales à fin décembre

SCRT : amélioration des recettes fiscales et non fiscales à fin décembre

Le ministère de l'Economie et des Finances vient de publier un document sur la situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) au titre du mois de décembre 2022. Le document f…
Maroc-Espagne : un forum économique aux attentes majeures

Maroc-Espagne : un forum économique aux attentes majeures

Ayant presque le statut d’un sommet, la réunion de haut niveau (RHN) entre le Maroc et l’Espagne se tiendra les 1ᵉʳ et 2 février 2023 à Rabat, avec une représentation importante de…
Économie nationale en 2023 : quelles perspectives de reprise ?

Économie nationale en 2023 : quelles perspectives de reprise ?

Les perspectives économiques nationales pour 2023 tiennent compte d'un environnement international fortement contraignant. Cet environnement est notamment marqué par la poursuite d…
Tourisme : le Maroc rayonne !

Tourisme : le Maroc rayonne !

Les objectifs du Maroc en matière de tourisme durable se concrétisent. Le prestigieux magazine espagnol, Viajar, a désigné le Royaume comme "meilleure destination durable émergente…
Entreprises au Maroc : quels enjeux économiques ?

Entreprises au Maroc : quels enjeux économiques ?

La loi de Finances pour l’année 2023 (LF 2023) prévoit plusieurs changements fiscaux. La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a tenu, le 18 janvier, son Conseil n…